La cérémonie d’ouverture s’est déroulée dans la salle de
conférence de l’Office riz de Ségou sous la présidence du ministre du Développement
rural, Modibo Keïta. C’était en présence du gouverneur de la Région de Ségou,
le contrôleur général de police Alassane Traoré et du maire de la Commune
urbaine de Ségou, Nouhoun Diarra.
Y étaient
aussi le président des cadres de concertation des interprofessions, Bakary
Doumbia, le 1er vice-président de l’Assemblée permanente des chambres
d’agriculture du Mali (APCAM), El hadj Kola Diallo, et des leaders des
interprofessions.
La rencontre de deux jours a regroupé les membres du cabinet
du ministère du Développement rural, les représentants des directions centrales
de la profession agricole, des interprofessions agréées et les partenaires
stratégiques. Elle s’est attachée à
informer les interprofessions sur leur rôle, leur responsabilité et sur
le cadre législatif les régissant pour assurer une promotion durable des filières
agricoles.
De façon spécifique, la rencontre avait comme objectifs d’échanger
sur la nature et le fonctionnement des interprofessions, d’informer sur le rôle
et la responsabilité des acteurs (leaders) des interprofessions, mais aussi de
partager les grandes orientations et champs d’intervention des
interprofessions. Il s’agissait également d’expliquer les obligations de l’état
et des interprofessions dans la mise en œuvre d’un accord cadre soutenant la
valorisation durable des chaînes de valeur.
Les participants ont analysé le rôle
et la responsabilité des interprofessions, proposé un modèle cadre pour toutes
les interprofessions et élaboré une feuille de route pour le suivi de leurs activités, en
collaboration avec les services techniques compétents de la tutelle.
Le ministre Keïta a rappelé que la Loi d’orientation
agricole (LOA) du Mali, promulguée le 5 septembre 2006, est l’expression de
l’engagement politique du gouvernement à faire de notre pays une puissance
agricole dans la sous-région ouest-africaine. Il a aussi expliqué que
l’atteinte de cet objectif passe par une meilleure organisation des filières agricoles par les
acteurs intervenants dans la production, la conservation, l’approvisionnement,
la fourniture des services à la production, la transformation, le
conditionnement et la commercialisation.
Le chef du département du Développement rural a souligné que
les acteurs des différentes filières regroupées en interprofessions ont besoin d’être renforcés
dans leurs obligations à travers un accord cadre avec l’état. Ceci pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle
dans l’amélioration durable des chaînes de valeur. Il a remercié la Banque
mondiale à travers le Projet de développement
et de diversification de la production en zones arides et semi arides au
Mali, dont l’appui a permis la tenue de
cet atelier.
Quant au président des cadres de concertation des
interprofessions, il a souligné l’importance de leur organisation qui réunit
une dizaine d’interprofessions. Et de saluer l’initiative. «La filière la mieux
soutenue est la filière coton, si on
arrive à organiser, on peut mieux développer le Mali, la sous-région», a-t-il
dit.
Il a également précisé la nécessité d’échanger avec l’état, de faire des propositions pour que les interprofessions ne dépendent pas de l’état et puissent se prendre charge, avant d’expliquer succinctement que cela va régler le problème d’engrais. Mais aussi aider à trouver une solution aux difficultés.
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
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