Les sanctions infligées le 9 janvier 2022 par la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et l’Union économique monétaire ouest africaine (Uemoa) ont motivé certains jeunes Sénégalais à initier une marche de Dakar à Bamako pour afficher leur soutien au président de la Transition, le colonel Assimi Goïta et au peuple malien.
Ces jeunes ont parcouru un trajet de 1.300 km à pied et entendent reprendre le flambeau des panafricanistes, dont les présidents, feu Modibo Kéïta (Mali), Ahmed Sékou Touré (Guinée), Kwame N’Krumah (Ghana) et l’universitaire sénégalais, le Pr Cheikh Anta Diop. Ces derniers ont consacré une bonne partie de leur carrière politique à la réalisation de l’unité africaine.
Les marcheurs panafricanistes sont arrivés à Kayes et dans ses banlieues (Diyalla, Kamankolé) sous un temps ensoleillé. La visibilité était réduite par une fine et brune poussière de sable. Il leur a fallu près d’une trentaine de minutes pour fouler le sol de la Cité des rails.
Le gouverneur de la Région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré, a accueilli le vendredi 11 mars 2022 les marcheurs panafricains à la tribune de l’Indépendance de Kayes. «Vous avez bravé tous les obstacles (fatigue, menace des animaux sauvages, intempéries) ... Nous devons nous attendre à franchir des obstacles si nous voulons réaliser l’unité africaine. L’Afrique sans l’unité restera toujours à la traîne, à la merci des autres», a déclaré le gouverneur Moussa Soumaré.
Le chef de l’exécutif régional, leur a souhaité la bienvenue tout en les remerciant pour leur bravoure. «Nous vous souhaitons la bienvenue. C’est pour vous dire que le Mali et le Sénégal constituent les deux poumons dans un même corps. Et les deux poumons respirent ensemble», a dit le représentant du maire, Moussa Mariko.
Au nom des organisations de la société civile de Kayes, Mamadou Coulibaly a insisté sur les liens entre nos deux peuples. «Nous célébrons ce soir l’intégration africaine qui n’est pas un vain mot. Vous venez de prouver que Sénégalais et Maliens sont des frères.
Un Diarra du Mali, est un Ndiaye au Sénégal. Un Coulibaly du Mali, est un Fall au Sénégal. Un Traoré au Mali, est un Diop au Sénégal. Kayes est la ville sénégalaise du Mali. Vous avez quitté chez vous, vous êtes venus chez vous», a clamé Mamadou Coulibaly.
«Nul n’a le droit de dicter à un pays indépendant le chemin à suivre. Aujourd’hui, nous nous sentons Africains, et non Sénégalais, Guinéens ou Maliens, comme le disait Cheikh Anta Diop. Cette marche du panafricanisme symbolise l’unité africaine», a déclaré le porte-parole des marcheurs, Elimane Kemane qui a exprimé la satisfaction de son groupe.
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.