Le directeur général de l’Onef, Boubacar Diallo
En 2022, notre pays a enregistré un taux d’emploi de 60,9% contre 60,2% en 2023 soit une baisse de 0,07%. C’est ce qui ressort du rapport national sur l’emploi au titre de 2023. L’information a été donnée mardi dernier, par le directeur général de l’Observatoire national de l’emploi et de la formation (Onef), Boubacar Diallo. C’était au siège de la structure à Baco Djicoroni ACI lors d’une conférence de presse sur les résultats d’études récentes concernant les emplois créés par le secteur privé et public. Par rapport aux données de 2023, il a affirmé avoir constaté une baisse du taux d’emploi de façon globale par rapport à 2022.
Cependant, a précisé le conférencier, des études ont porté sur les trois premiers bulletins trimestriels de 2024. Selon une note remise à la presse, au 1er trimestre de cette année, notre économie a montré des signes positifs avec une forte réduction de l’inflation, atteignant seulement 0,3%, bien en dessous de la norme de l’Union économique ouest-africaine (Uemoa) qui est de 3%. Les créations d’emplois ont augmenté, avec 8.599 emplois dans le secteur privé et 8.516 dans le secteur public. 930 pertes d’emplois ont été enregistrées.
Le 2è trimestre a poursuivi cette dynamique avec une inflation encore plus basse qui s’est établie à 0,1%. Le document indique que les créations d’emplois ont légèrement augmenté, atteignant 8.683 dans le secteur privé contre 10.209 emplois dans le secteur public. Les pertes d’emplois ont chuté de 43,1% par rapport au 1er trimestre, soit 529 postes. Cependant, la création d’entreprises a diminué de 17,2% par rapport au trimestre précédent, avec 3.141 nouvelles entreprises. Quant au 3è trimestre, il a connu une légère hausse de l’inflation s’élevant à 4,7% et une baisse notable des créations d’emplois. Le secteur privé a vu une diminution de 16,9% des emplois créés, passant de 8.683 à 7.209.
De même, le secteur public a réduit ses créations d’emplois de 15,5%, avec 7.911 nouveaux postes. Le nombre d’emplois perdus a diminué passant de 529 à 475. Entre le 1er janvier et le 30 septembre derniers, les données du bulletin trimestriel d’information montrent qu’au total 49.193 emplois ont été créés dont 5.413 en faveur des femmes. Le directeur général de l’Onef a expliqué qu’il était prévu de réaliser une dizaine d’études dans le programme d’activités de sa structure. «À la date d’aujourd’hui, presque toutes les études ont été réalisées», a-t-il assuré.
Selon l’Onef, malgré quelques fluctuations au niveau des indicateurs économiques, on note une création continue d’emplois et une réduction de l’inflation, ce qui pourrait indiquer une amélioration générale de l’économie. Le patron de l’Onef a relevé que ces statistiques sont collectées auprès de leurs points focaux repartis entre les cellules de planification de statistiques au niveau des départements ministériels et des inspections de travail.
Boubacar Diallo a annoncé que sa structure est en train de collecter également les statistiques du 4è trimestre qui sera bouclé à partir du 31 décembre. Cette situation va donner, a-t-il fait savoir, une situation globale des nouvelles créations d’emplois au cours de l’année 2024. S’il y a un ralentissement de l’activité économique, dira-t-il, cela aura des répercussions sur la création d’emplois. «Ce qu’on a constaté à partir du 2è trimestre, car au 3è trimestre nous avons constaté une baisse de création d’emplois», a-t-il avoué.
Au nombre des recommandations, figure la promotion de l’agriculture et l’artisanat dans les zones rurales, à travers des investissements dans les infrastructures et le renforcement des partenariats autour des coopératives déjà existantes. Il y a aussi la mise en place d’une politique pour adresser la formalisation de l’emploi informel.
Fatoumata KAMISSOKO
Rédaction Lessor
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