La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouvernorat du District de Bamako, Mangoro Konaté, en présence du premier secrétaire aux affaires politiques et de la coopération de l’ambassade du Royaume de Belgique au Mali, Jakob Claes. On notait également la présence du directeur pays de Search for Common Ground, M’Bara Adiawiakoye, et de la représentante de Siguida Herema, Aminata Yattara.
Durant deux jours, les participants ont pu avec certains aînés de la profession, notamment Sadou Abdoulaye Yattara, Mahamane Hamèye Cissé et Alexy Kalambry, faire un état des lieux des textes régissant le secteur de la presse, identifier les lacunes, les incohérences et les opportunités d’amélioration. Ce, afin d’aboutir à un répertoire de référence et à une feuille de route pour un plaidoyer structuré, efficace et porteur de changement.
Ainsi, à l’issue des travaux, les participants ont recommandé, entre autres, l’accès à l’information pour tous, l’adoption d’une loi régissant les services privés de communication audiovisuelle prenant en compte le fonds d’appui à la production cinématographique et les fins de promotion de la production des œuvres audiovisuelles ainsi que des modes de paiement et de redevances des droits et taxes. Ils ont aussi exigé de bannir les saisies administratives avant un avis judiciaire ou de la Haute autorité de la communication (Hac), l’augmentation du nombre de journalistes siégeant à la commission d’attribution de la carte de presse, les dévolutions de la présidence de la commission de la carte de presse à la Hac et son secrétariat à la Maison de la presse.
Aussi, il a été recommandé de mettre l’accent sur la prévoyance d’une instance intermédiaire de recours avant le tribunal administratif après le recours gracieux. Le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouvernorat du District de Bamako a expliqué que cet atelier s’inscrit dans une démarche dynamique de consolidation de la paix par le renforcement de la liberté de la presse. Pour Mangoro Konaté, c’est en conjuguant les expertises et les efforts que les choses vont progresser durablement. Cette synergie, a-t-il poursuivi, est la clé de toute réforme durable et légitime.
De son côté, le premier secrétaire chargé aux affaires politiques et de la coopération de l’ambassade du Royaume de Belgique a salué l’engagement de Search for Common Ground, dont les efforts en faveur de la paix, du dialogue et de la cohésion résonnent particulièrement dans le contexte actuel. Pour Jakob Claes, la tenue de cet atelier témoigne de la volonté collective de promouvoir une société plus apaisée, plus inclusive et plus résiliente. «La Belgique attache une importance particulière au rôle de la société civile, essentielle, pour le développement démocratique et social», a-t-il confié.
Le directeur pays de Search for Common Ground dira que son organisation ambitionne, à travers cette rencontre, de contribuer à un cadre plus lisible, plus cohérent et plus protecteur pour les professionnels des médias. Selon M’Bara Adiawiakoye, les textes qui encadrent le secteur de la presse dans notre pays sont éparpillés, parfois obsolètes et leur application laisse place souvent à l’interprétation. Il espère que cet atelier va aider à renforcer un espace de dialogue ouvert et participatif, dans lequel les médias peuvent exercer leur rôle en toute sécurité, avec éthique et en lien avec les acteurs de la société.
Pour sa part, la représentante de Siguida Herema a estimé que l’élaboration d’un répertoire actualisé des textes législatifs, réglementaires et administratifs qui régissent la presse est une étape indispensable pour rendre plus lisible le dispositif juridique, prévenir les interprétations contradictoires et renforcer la sécurité juridique des professionnels des médias. En ce qui concerne l’élaboration d’un message de plaidoyer portant sur les textes régissant la presse, Aminata Yattara dira qu’elle vise à sensibiliser les autorités publiques, les décideurs politiques, les partenaires techniques et financiers, mais aussi le grand public, à la nécessité de réformes constructives dans le secteur médiatique.
Abdoul Karim COULIBALY
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