Vendredi dernier, le Président de la Transition leur a remis les médailles des Ordres nationaux. Un cérémonial rare, mais fort à propos pour des acteurs d’un secteur aussi sensible que stratégique. Car dans un pays enclavé comme le Mali, les hydrocarbures ne sont pas qu’un produit : ils sont le souffle quotidien des citoyens, des entreprises, de l’État lui-même. Un secteur discret, où l’on préfère laisser parler l’activité plutôt que les visages.
Jusqu’à la pénurie d’octobre et novembre, tout fonctionnait. Puis, les terroristes ont tenté d’étouffer le pays en imposant un blocus sur les corridors d’approvisionnement. Le manque s’est fait brutal. Et nos opérateurs ont compris l’appel des autorités : il fallait un sursaut patriotique.
Alors, ils se sont levés. Eux, leurs chauffeurs, leurs courtiers, leurs gestionnaires de stations, leurs pompistes. Tous devenus soldats d’un front économique vital. Certains chauffeurs sont tombés sous les balles. Des citernes ont brûlé. Les pertes ont été lourdes. Mais jamais, ils n’ont parlé de faillite. Pour la Nation, aucun sacrifice n’est de trop. Ils sont restés debout. Droits dans leurs bottes. Continuant leur mission quasi sacerdotale : maintenir l’approvisionnement du pays, coûte que coûte, en étroite collaboration avec les structures de l’État. Jusqu’au prix du « sang humain», selon les mots du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga.
Eux qui voulaient agir dans l’ombre ont été appelés à la lumière. La République sait reconnaître ses serviteurs. «La République affirme le droit et impose le devoir», disait Victor Hugo. Le Mali affirme aujourd’hui le droit de ces opérateurs aux lauriers, et impose le devoir de reconnaissance.
Qui connaissait vraiment Mohamed Niangadou, Ousmane Djigué, Mamadou Yattassaye, Dondou N’Daou, Amadou Konaté, Daouda Yattassaye,
Mahamadou Lah, Sadio Bathily, Cheick Oumar Karagnara ? Peu de monde, en dehors de leurs familles et partenaires. Leur métier exige discrétion. Mais leurs sociétés: NDC, Petrobama, Corridor, Baraka, Sotraka, Somayaf et d’autres ont été en première ligne. Dans leurs stations de Bamako et de l’intérieur, elles ont accompagné les Maliens dans leurs angoisses, leurs espoirs, leur résilience. L’époque où seules les multinationales répondaient présentes semble désormais révolue. Ces acteurs bâtissent aujourd’hui notre souveraineté énergétique.
Aux côtés des décorés, d’autres figures du secteur comme Modibo Yaranangoré, Djibril Yattassaye, Mamadou Yaranangoré, Ibrahim Touré, Moussa Bagayoko, Mamadou Tall, Ali Konaté, Hamza Hann ont également reçu les honneurs. Des chauffeurs, marqués par les attaques lâches de l’ennemi, étaient eux aussi à Koulouba.
L’ennemi, vexé par cette victoire morale du peuple malien, a tenté une réaction samedi sur la route de Bougouni. Les FAMa l’attendaient. Nouvelle estocade. Dans son agonie, il gémit encore, mais il finira par se taire. La victoire appartient aux opérateurs, aux FAMa, au peuple malien. Contre la barbarie, le Mali avance. Et ces acteurs continueront de servir la République, vaille que vaille. Une République qui n’oublie jamais d’élever ses fils valeureux, entre Djandjo et Ciwara.
Alassane Souleymane
Dans l’article intitulé «Familles fondatrices de Bamako : Titi Niaré intronisé 11è Jamanatigi», une erreur nous a fait dire que le contrôleur général de police à la retraite Mamadou Niaré dit Gari est le petit-fils le plus âgé de Titi Niaré qui a été intronisé, le samedi 7 févrie.
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