L’information géospatiale constitue un levier essentiel de gouvernance et de développement durable
Les travaux, qui s’étaleront sur quatre jours, ont été lancés par le secrétaire général par intérim du ministère des Transports et des Infrastructures, Cheick Ahmed Tidiane Tall. Il avait à ses côtés le directeur général adjoint de l’Institut géographique du Mali (IGM), Namory Kanté, et le représentant de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), André Nonguerma.
L’IGM joue le rôle de secrétariat technique du PAN-GIIG, traduisant ainsi son rôle stratégique dans la production et la normalisation de l’information géographique de référence. Selon son directeur adjoint, l’information géospatiale constitue un levier essentiel de gouvernance et de développement durable. «Elle éclaire la prise de décision, soutient la gestion des ressources naturelles et renforce la résilience face aux crises sécuritaires ou environnementales», a édifié Namory Kanté. Il a précisé que le Mali s’est engagé dans ce plan en s’alignant sur le cadre stratégique des Nations unies pour doter le pays d’un système de données souverain et durable.
De son côté, le secrétaire général par intérim du ministère des Transports et des Infrastructures a insisté sur le caractère stratégique de l’information géospatiale, «devenue un outil incontournable d’aide à la décision publique» dans un monde en mutation. Cheick Ahmed Tidiane Tall a expliqué que le PAN-GIIG constitue une réponse adéquate aux besoins de coordination et de valorisation des données au service de la paix et de la stabilité.
Pour lui, la réussite de ce plan repose sur une gouvernance forte, un partenariat renforcé avec les Nations unies et un investissement durable dans les capacités nationales, notamment celles des jeunes et des femmes. Par ailleurs, il a salué l’appui de la CEA, dont l’expertise a permis au Mali d’inscrire son action en cohérence avec l’Agenda 2063 de l’Union africaine.
Le représentant de la Commission économique pour l’Afrique a noté que ce plan est un outil de transformation reposant sur trois piliers : la gouvernance, la technologie et le capital humain. Sa mise en œuvre est estimée à plus de 17 milliards de Fcfa sur cinq ans. «La réussite de ce document dépendra de la capacité à harmoniser les méthodes et à collaborer entre institutions», a déclaré André Nonguerma, tout en rappelant que ce forum est l’aboutissement d’un long processus qui a commencé depuis 2022.
Pour sa part, le représentant de l’Institut géographique du Burkina (IGB), André Bassolé, a salué cette nouvelle ère pour la gestion de l’information géospatiale au Mali. Il a félicité les autorités maliennes pour avoir accordé une place de choix à cet outil dans leur stratégie de développement.
Fatoumata Mory SIDIBE
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