À l’heure du Mali : Mouton de Tabaski et non de panurge

Le mercredi 27 mai, la communauté musulmane de notre pays célébrera l’Aïd El-Kébir, communément appelée fête de Tabaski. Elle intervient dans un contexte encore marqué par les attaques lâches du 25 avril dernier et nous rappelle le sacrifice de nos martyrs, ainsi que la nécessité de resserrer les rangs face à l’ennemi terroriste.

Publié mardi 26 mai 2026 à 11:44
À l’heure du Mali : Mouton de Tabaski et non de panurge

Celui-ci ne désarme pas, certes, mais les Forces armées maliennes continuent de lui porter des coups fatals, chaque jour, dans les forêts du Baoulé et du Wagadou, le long de nos routes comme sur les axes Bamako-Bougouni et Bamako-Diéma, le long de nos fleuves comme à Diafarabé, dans nos ergs et regs comme à Kidal, Gao, Aguelhok. L’étau de nos FAMa se resserre autour des GAT qui déchantent devant leurs propres projets funestes.

 

Le 25 avril a démontré à la fois la capacité de notre armée à réagir à tout type d’attaque, même les plus complexes, et son unité incommensurable face aux tentatives de division et des liens fusionnels avec les populations. La protection apportée aux populations, par les moyens terrestres, fluviaux et aériens, promet une Tabaski relativement calme, avec des retrouvailles familiales et des prières collectives pour le pays.

 

Le gouvernement et les organisations professionnelles du secteur de l’élevage n’ont pas lésiné sur les moyens pour garantir des prix abordables et l’acheminement du bétail vers les grands centres de consommation. Pendant ce temps, le Mali et les États de la Confédération poursuivent leur marche vers une souveraineté pleinement assumée.

 

La récente déclaration lue par Monsieur Issa Konfourou, Ambassadeur Représentant permanent du Mali auprès des Nations Unies à New York, le 20 mai 2026, lors de la réunion publique du Conseil de sécurité sur la protection des civils dans les conflits armés, au nom de l’AES, illustre cette ligne choisie.

 

La Confédération a condamné fermement « tous les narratifs mensongers conçus par certains organes de presse de pays impérialistes, devenus relais de la propagande terroriste, et qui s’attèlent à jeter le discrédit sur l’intégrité, le professionnalisme et la rigueur des soldats du Sahel ».

 

Ces médias mensongers, poursuit-il, « se taisent, curieusement, sur les succès quotidiens remportés par nos Forces de défense et de sécurité. L’AES appelle à la fin immédiate de ce terrorisme médiatique, dont nos pays et nos populations sont victimes, et à tarir les sources de financement du terrorisme, y compris le paiement de rançons ».

 

Ce que bien des pays africains taisent, les États de la Confédération le disent haut et fort. L’écho est puissant : la Confédération est entendue et de plus en plus sollicitée comme actrice régionale incontournable. Le nouveau président du Bénin l’a démontré en invitant les trois États à la cérémonie de son investiture. Osons espérer que cela ouvre une nouvelle ère de coopération mutuellement respectueuse.

 

Les États de l’AES ne sauraient agir en moutons de Panurge, comme certaines puissances mondiales aiment le voir des pays africains. Les populations confédérales sont fières de cette allure et entendent sacrifier leur mouton de Tabaski pour la prospérité, la paix et la concorde, à l’échelle sahélienne et au-delà, en Afrique et dans le monde. C’est le sens du sacrifice de l’Aïd El-Adha, au souvenir du sacrifice du prophète Ibrahim.

Joyeuse Tabaski !

Alassane Souleymane

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