Premièrement, dira-t-il, ces attaques montrent que les groupes terroristes veulent prouver qu'ils sont capables de mener des actions coordonnées et asymétriques contre plusieurs localités à la fois afin de créer un effet de choc médiatique et psychologique. « Ce qui n'est qu'une illusion pour eux parce que très rapidement, les Forces armées maliennes (FAMa) ont inversé la situation en un temps record et ont eu le contrôle sur les zones attaquées », a salué le législateur. Pour lui, l’objectif des forces du mal n’était pas seulement militaire, mais politique aussi.
Il s’agissait de semer la peur, donner l’illusion d’une puissance retrouvée, affaiblir le moral des populations et tenter d'amincir la confiance envers l’État et les FAMa. « Là aussi, on peut dire que les terroristes et leurs sponsors ont fait un mauvais calcul parce que ces attaques lâches et barbares n'ont fait que renforcer la mobilisation du peuple et son soutien total à nos FAMa et nos autorités de la Transition », s’est félicité Chérif Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun Haïdara. Il ajoutera que ces attaques lâches et barbares ont aussi renforcé la cohésion au sein de l’Armée et créé les meilleures conditions de réadaptation du dispositif militaire opérationnel aux plans national et confédéral (AES).
Deuxièmement, a précisé le 4è vice-président du CNT, ces attaques interviennent dans un contexte où le Mali affirme davantage sa souveraineté sécuritaire et renforce progressivement ses capacités opérationnelles. D’après lui, lorsque des groupes armés perdent du terrain stratégique, ils cherchent souvent à compenser cela par des attaques spectaculaires destinées à prouver qu’ils existent encore. « Ce qui, en réalité, démontre que même s'ils sont présents, leurs forces et capacités sont nettement inférieures à celles de nos FAMa », a-t-il signalé. Pour Chérif Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun Haïdara, cela traduit une nuisance persistante désespérément encadrée et entretenue par des sponsors extérieurs et intérieurs lâches. Sans oublier une difficulté à imposer un contrôle territorial durable face à la montée en puissance de l’Armée malienne et confédérale, a fait savoir le responsable parlementaire.
Troisièmement, il a souligné que ces évènements rappellent que la lutte contre le terrorisme au Sahel reste une guerre longue, complexe et multidimensionnelle. Selon lui, une victoire militaire ne suffit pas à elle seule. Celle-ci doit être accompagnée d’un renseignement territorial renforcé, d’une coopération étroite entre populations et Forces de défense, d’une présence effective de l’État et d’une lutte contre les réseaux de financement, de propagande et de recrutement.
En quatrième lieu, Chérif Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun Haïdara pense que ces attaques cherchent aussi à provoquer des divisions internes, notamment des oppositions communautaires, des tensions politiques, la perte de confiance nationale ou un discours de découragement. Pour lui, la résilience nationale devient donc un facteur stratégique majeur. «Fort heureusement, l'engagement du peuple malien ne fait que se renforcer tous les jours », a-t-il indiqué. Et de poursuivre : «dans ce type de conflit, l’ennemi cherche souvent à gagner psychologiquement ce qu’il ne peut pas durablement conquérir militairement».
REPONSE EFFICACE- D’après le 4è vice-président du CNT, la réponse la plus efficace reste une combinaison de fermeté sécuritaire, d’unité nationale, de professionnalisation des Forces armées et d’adhésion populaire autour de l’intégrité territoriale de notre pays. Il dira que les récentes attaques doivent être comprises non pas comme un signe d’effondrement de l’État, mais plutôt comme le rappel que le combat contre le terrorisme exige constance, adaptation stratégique et endurance nationale. «Je peux vous assurer que le Mali ne tombera jamais et tous ses ennemis connaîtrons la honte et l'humiliation, inchah’Allah», a-t-il ajouté.
Pour Chérif Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun Haïdara, la lutte efficace contre le terrorisme au Mali exige une stratégie globale, durable et adaptée aux réalités sahéliennes. « Aucune solution unique ne peut suffire. Il faut une combinaison cohérente entre réponse militaire, intelligence stratégique, gouvernance territoriale et mobilisation nationale », a-t-il préconisé. Chérif Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun Haïdara propose également de renforcer durablement les capacités des FAMa, car la première solution reste une Armée mieux équipée, mobile, professionnelle capable d’agir rapidement sur l’ensemble du territoire.
«Cela implique le renforcement du renseignement, l’amélioration des moyens aériens et de surveillance ainsi que la sécurisation des axes stratégiques», a souligné le membre du CNT. Il demande également de faire du renseignement, une priorité absolue. Le 4è vice-président du CNT a précisé que le terrorisme se combat par l’information. Il pense qu’il faut développer les réseaux de renseignement humain, renforcer la coopération entre populations et Forces de sécurité, améliorer l’anticipation des mouvements ennemis et démanteler les réseaux logistiques, financiers et de recrutement.
Après les opérations militaires, il a proposé de rapidement réinstaller l’administration, rouvrir les écoles et centres de santé, sécuriser les marchés et axes économiques. Sans oublier de garantir la justice et les services publics. En définitive, le 4è vice-président du CNT dira que la lutte contre le terrorisme ne se gagnera ni dans la précipitation ni uniquement par les armes. « Elle exige constance, organisation, unité nationale et vision stratégique de long terme », a soutenu Chérif Mohamed Ousmane Ag Mohamedoun Haïdara.
Bembablin DOUMBIA
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