Un combat qui marquera la chute du régime du Général Moussa Traoré. Les autorités de la Transition continuent d'honorer la mémoire de ces Martyrs. Le Chef du gouvernement, le Général de division Abdoulaye Maïga a, au nom du Président de la Transition, le Général d'armée Assimi Goïta, procédé ce jeudi, jour anniversaire, au dépôt de gerbe de fleurs aux pieds du monument dédié aux Martyrs de 1991. Cet acte du Premier ministre symbolise la reconnaissance de la nation aux sacrifices des héros tombés pour l’avènement de la démocratie dans notre pays.
Des acteurs de cette révolution ont tenu aussi à saluer la mémoire de ces défunts par leur présence massive à cette cérémonie solennelle. Ont participé également à cette journée de commémoration, des membres du gouvernement, du corps diplomatique accrédité dans notre pays et des autorités administratives et politiques du District de Bamako. L’on pouvait lire sur la banderole : « la mémoire des martyrs, guide la refondation nationale ». Il était 9 heures, après les salutations protocolaires et l’exécution de l’hymne national, le Premier ministre a respecté la tradition en s’inclinant devant la mémoire des Martyrs. Dans son message à la presse, il a rappelé qu’il y a 35 ans des Maliens ont payé le sacrifice ultime pour un idéal démocratique.
Le Général de division Abdoulaye Maïga a rendu un hommage mérité aux victimes des évènements tragiques déroulés à l’époque. Le chef du gouvernement a affirmé que la commémoration de la Journée des martyrs constitue un devoir de mémoire. Il dira que c’est une indication claire de la volonté des autorités maliennes de matérialiser, à travers différentes actions, cet idéal démocratique. «Il y a 35 ans, je crois que nul ne peut contester le fait que la pratique et l’exercice démocratique dans notre pays aient connu des acquis qu’il faut consolider», a constaté le Premier ministre. Reconnaissant dans le même temps que cette pratique démocratique a connu de grandes difficultés. «Des difficultés qu’il faut corriger afin d’avoir une démocratie parfaite», a souhaité le patron de l’administration publique.
Namory KOUYATE
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