Au terme de la rencontre, les congressistes ont, en outre, condamné les actions terroristes perpétrées au Mali et dans l’espace du Sahel, exprimé leur solidarité et leur empathie aux populations endeuillées des zones touchées. Aussi, le congrès a-t-il recommandé d’user de tous les moyens humains et des instruments ou mécanismes nécessaires pour réaliser une paix véritable et durable. Dans cette dynamique, la Convention pour la République suggère l’organisation d’un symposium en vue de bâtir une stratégie globale et transnationale permettant de sécuriser l’espace Sahel et de renforcer davantage la sécurité humaine en lien avec la stabilité des États.
Ces conclusions ne surprennent guère ceux qui connaissent le vécu et le parcours des principaux animateurs de la formation politique portée sur les fonts baptismaux en juin 2021. Du reste, convient-il de rappeler que le but du parti est de “ promouvoir la démocratie sociale par les moyens d’un sursaut justifié au regard de la situation du pays en 2020 - 2021” d’une part. Et “contribuer à l’avènement d’un Mali prospère et puissant, à travers la culture du travail et la solidarité universelle, dans la fraternité et l’amour de la patrie”, d’autre part.
AMBIGUITES GEOPOLITIQUES- Ce congrès se tient dans un contexte très éprouvant pour le Sahel, l’Afrique, le Moyen Orient et le reste du monde, tous affectés par le terrorisme et les effets du changement climatique. Cette situation retient sans doute l’attention du premier responsable de la formation politique qui, à l’ouverture des travaux, fera remarquer que la situation du monde, en ce premier quart finissant du 21è siècle, s’illustre par une boussole géopolitique d’une inquiétante étrangeté. Abdoulaye Idrissa Maïga d’ajouter que la planète compte 7,7 milliards d’habitants et la balance du traitement des conflits reste tendancieuse et problématique.
Selon l’ancien chef du gouvernement, le volume des dépenses (chiffres à l’appui) et l’intérêt fort pressant sont hors-normes quand il s’agit des conflits les plus récents (Ukraine, Israël). Les autres sont-ils moins urgents ou de considérations subalternes?, a-t-il questionné, faisant ainsi allusion à tous ces foyers de tension (tels le Sahel, la Libye, le Soudan, etc.). «Et pourtant, le droit à la vie ou à la survie, la couleur du sang versé comme les douleurs humaines sont cependant de même nature quelle que soit l’identité et où que l’on se situerait», a martelé le président de la CR. Face à ces ambiguïtés géopolitiques, a insisté le responsable politique, l’une des réponses est de rappeler à la mémoire de tous, (du G7 ou du G20) que notre place dans le monde est ancienne en raison d’une histoire authentique des empires sahéliens, voire africains.
Par ailleurs, Abdoulaye Idrissa Maïga fera remarquer qu’aujourd’hui nous vivons les conséquences de l’Etat-nation. Notamment des risques et dangers d’Etats territoriaux où la conflictualité est toujours présente, les successions toujours énigmatiques. « Ce qui aura fait le lit de l’irrédentisme, laissant sa voie dévastatrice faire naître “émotions, impatiences, déshonneurs” dans tout l’espace se situant sur la rive gauche du fleuve Niger” depuis le 29 juin 1990. Cette date marque le début du désarroi sahélien », a analysé l’ancien Premier ministre. Pour l’heure, a proposé l’orateur, nous devrions transcender les intervalles de survie, par un effort collectif authentique durable, à même de nous placer sur une trajectoire de paix véritable. Il a par la suite demandé aux congressistes de ne point intenter un quelconque procès à la démocratie, si tant est que c’est plutôt le comportement et le mal-être ou le bien-être des individus qui caractérisent le billet de santé de toute démocratie.
Une séquence importante de l’ouverture de ce congrès aura été le témoignage de plusieurs personnalités sur les qualités techniques, professionnelles et humaines du président de la Convention pour la République. Les anciens ministres Baber Gano, Ousmane Ag Rhissa, Adama Tiémoko Diarra ont en effet mis en lumière les valeurs d’intégrité, de rigueur, de travail et de transparence qu’incarne Abdoulaye Idrissa Maïga.
Au total, la Convention pour la République s’est employée depuis trois ans à promouvoir les meilleures conditions d’une vie politique et sociale d’un Mali d’Avenir. Car, expliquent ses responsables, il s’agit de bâtir un pont entre les générations. Un pont qui servira de socle pour réconcilier les Maliens dans la neutralité républicaine.
Massa SIDIBE
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