Les visiteurs ont mis en avant les performances de leur structure pour séduire les opérateurs maliens
La rencontre a réuni des représentants des administrations publiques, des organisations consulaires et professionnelles, des opérateurs économiques et de la communauté portuaire togolaise notamment le représentant du port de Lomé dans notre pays Boubacar Coulibaly. L’événement avait pour objectif de mieux faire connaître les capacités de la plateforme de Lomé, de renforcer les relations avec les chargeurs maliens et d’examiner les pistes d’amélioration du corridor entre les deux pays.
Ouvrant la
cérémonie, le secrétaire général du ministère de l’Industrie et du Commerce,
Adama Yoro Sidibé, a inscrit cette initiative dans le cadre du renforcement de
la coopération économique entre le Mali et le Togo. Pour un pays enclavé comme
le Mali, l’accès aux corridors maritimes et la fluidité des chaînes
d’approvisionnement constituent des enjeux majeurs de souveraineté économique,
d’industrialisation et de compétitivité commerciale.
La
diversification des voies d’accès à la mer apparaît ainsi comme une nécessité
pour les opérateurs maliens. Elle leur permet de disposer de plusieurs
possibilités d’acheminement des marchandises et de rechercher les meilleures
conditions d’approvisionnement et d’exportation. La rencontre de Bamako se
voulait donc un cadre de dialogue direct entre les acteurs économiques maliens
et les responsables de la plateforme portuaire togolaise.
Cette
préoccupation a également été au centre de l’intervention du secrétaire général
par intérim du ministère des Transports et des Infrastructures, Cheick Hamed
Tidiane Tall. Représentant la ministre, il a salué la démarche de proximité des
autorités portuaires togolaises et les dispositions prises ou envisagées pour
construire un partenariat durable avec les chargeurs maliens.
Il a rappelé
que les relations entre le Mali et le Togo doivent continuer à se consolider,
particulièrement dans les domaines du transport, du transit et de la
logistique. À ses yeux, le Port autonome de Lomé constitue un partenaire
important dans la stratégie de diversification des corridors du Mali. Mais
cette coopération doit produire des résultats concrets : facilitation du
transit, maîtrise des coûts, célérité des opérations et amélioration de la
qualité des services.
Le responsable
a surtout insisté sur la complémentarité entre les plateformes portuaires de la
sous-région. « Sans ignorer la saine émulation entre les plateformes
portuaires, notre priorité reste de garantir à nos chargeurs des alternatives
de qualité, à travers une dynamique de complémentarité et de partenariat
mutuellement profitable », a-t-il déclaré. Un message qui rappelle que la
concurrence entre les ports doit avant tout profiter aux opérateurs économiques
et renforcer la compétitivité des échanges.
DES
PERFORMANCES À FAIRE VALOIR- Du côté togolais, l’ambition est de consolider
davantage la place de Lomé dans le dispositif d’approvisionnement du Mali.
Secrétaire général de l’Alliance pour la promotion du Port de Lomé (A2PL),
Haladoko Awemewetou Ahmed conduisait la délégation. Il représentait le ministre
de l’Économie maritime, également directeur général du Port autonome de Lomé et
président de l’Alliance.
Le responsable
a réaffirmé l’engagement de la communauté portuaire à accompagner les chargeurs
maliens. Il a notamment salué leur fidélité et souligné le potentiel de
croissance du trafic malien transitant par les installations de Lomé. « Nous ne
venons pas pour réciter un catalogue de promesses. Nous venons établir un
dialogue avec les acteurs de terrain », a-t-il affirmé.
Pour
convaincre les opérateurs, Haladoko Awemewetou Ahmed a mis en avant les
performances de la plateforme. Selon les chiffres présentés, le port a traité
près de 36 millions de tonnes de marchandises et environ 2,5 millions d’EVP
(équivalents vingt pieds). Le temps moyen d’attente en rade des navires
porte-conteneurs serait ramené à 21 heures. La productivité annoncée atteint
57,8 mouvements par heure et par navire, avec une cadence de 35 à 38 mouvements
par heure et par portique, selon les terminaux.
Les
investissements réalisés dans les infrastructures et les équipements de
manutention permettent également, selon la délégation, de renforcer les
capacités de traitement des marchandises stratégiques. Le blé, le riz, les
hydrocarbures et les matériaux de construction figurent parmi les produits pour
lesquels le port entend garantir une prise en charge adaptée et une évacuation
rapide.
Autre chantier
évoqué : la digitalisation des procédures portuaires. Sur ce point, le
secrétaire général de l’A2PL a reconnu que la dématérialisation complète des
formalités reste un processus en cours et nécessite encore des efforts. Pour
éviter que les difficultés liées à cette transition ne ralentissent les
approvisionnements, un dispositif de veille et de suivi aurait été mis en place
afin de lever les blocages administratifs et techniques, d’accélérer le
traitement des marchandises et de maintenir un dialogue permanent avec les
opérateurs.
La délégation
togolaise a également insisté sur sa volonté de réduire les coûts liés au
transit et les obstacles logistiques entre Lomé et Bamako. Elle a assuré que
les responsables portuaires resteraient disponibles pour recueillir les
préoccupations des chargeurs et améliorer les prestations.
Au-delà de la promotion d’une plateforme portuaire, cette journée portes ouvertes remet ainsi au centre du débat une question essentielle pour l’économie malienne : celle des conditions d’acheminement des marchandises. Car disposer de plusieurs corridors ne suffit pas. Encore faut-il que les opérateurs puissent bénéficier de services fiables, de coûts maîtrisés et de délais prévisibles. C’est à l’épreuve de ces exigences que se mesurera la portée du partenariat entre Bamako et Lomé.
Mariam A. TRAORÉLes travaux du Salon des Médias au Mali (SAM MALI) ont débuté ce jeudi 5 novembre 2026 au palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ sous le haut parrainage du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Abdoulaye Diop..
Les travaux du Salon des Médias au Mali (SAM MALI) ont débuté ce jeudi 5 novembre 2026 au palais de la Culture Amadou Hampâté Bâ sous le haut parrainage du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale Abdoulaye Diop..
Dans les campagnes maliennes, il suffit parfois de lever les yeux vers un tamarinier pour mesurer l’immensité d’une opportunité oubliée. Cet arbre, qui accompagne depuis des générations les paysages ruraux, produit un fruit aux multiples vertus. Mais derrière cette richesse naturelle se ca.
Faute de moyens adaptés de conservation, de stockage et de transformation, une partie des récoltes se détériore avant même d’atteindre les consommateurs.
Des villes qui s'étendent, des quartiers qui se multiplient et des besoins en infrastructures toujours plus importants. En Afrique subsaharienne, l'urbanisation s'accélère et pose un défi majeur aux pouvoirs publics : transformer cette croissance démographique en richesses et en emplois..
Le PDG de la compagnie, Dr Kouloumégué Dembélé, a rencontré les différents acteurs de la filière pour recueillir leurs préoccupations et examiner les pistes d’amélioration.