Chaque année, la journée du 3 mai est célébrée, sous l’égide des Nations unies à travers l’Unesco et les gouvernements du monde entier. Les associations de presse, les organes de presse, les praticiens indépendants se mettent ensemble, presque partout, pour trois choses : faire l’état des lieux de l’exercice des métiers de la presse, montrer l’unité d’action sur tous les terrains et réaffirmer l’engagement à défendre la liberté de la presse.
Au Mali, nous ne dérogeons pas à la tradition et samedi dernier, la grande famille de la presse malienne s’est retrouvée à la Maison de la Presse, pour la journée mais aussi la Semaine de la liberté de la presse (Senlip), autour du thème : « Informer dans un monde complexe : l’impact de l’Intelligence artificielle sur la liberté de la presse et les médias ».
Il est naturel qu’une réflexion sur la presse intègre la question de l’Intelligence artificielle (IA), car elle façonne désormais l’air du temps. Avec internet, les réseaux sociaux et maintenant l’IA, le numérique transforme notre quotidien et modifie en profondeur les pratiques journalistiques. Si les Cyborgs relèvent encore de la science-fiction, il faut désormais composer avec des outils automatisés qui assistent, voire remplacent l’humain dans bien des activités.
Dans le métier du journalisme, l’IA est de plus en plus sollicitée pour rédiger des articles, les diffuser, créer des graphismes, etc. Pourtant, elle ne doit pas se substituer au journaliste. L’enjeu n’est pas de combattre l’IA, mais de lui assigner une place complémentaire sans qu’elle devienne dominante.
Au sein de votre Quotidien national, nous sommes convaincus que l’IA est un outil au service du progrès des médias. Elle ne dicte ni le sujet ni l’angle, c’est bien le journaliste qui en maîtrise l’usage pour enrichir son travail. Les algorithmes imitent le raisonnement humain mais ne possèdent ni son discernement ni sa sensibilité.
Depuis notre livraison du 16 décembre dernier, L’Essor expérimente l’IA via une application acquise pour générer des graphiques, diagrammes et infographies sur des articles contenant des données chiffrées. Ce recours permet d’offrir une lecture plus visuelle sans altérer les chiffres initiaux. Nous sommes convaincus que l’Amap exploitera d’autres fonctionnalités de l’IA dans ses stratégies futures.
La presse traditionnelle que nous représentons s’adapte aux évolutions mais demeure fidèle à sa mission : informer avec rigueur et indépendance. Nous continuerons d’exercer notre métier avec résilience et engagement, quelles que soient les mutations à venir.
Pour le reste, les défis restent inchangés pour la presse malienne : précarité, lacunes des textes réglementaires et législatifs, protection des journalistes face aux divers pouvoirs (politiques, économiques) et régulation de l’usage des réseaux sociaux, souvent propices à la concurrence déloyale.
La presse malienne est à un tournant, entre transformation digitale, contexte politique complexe et instabilité économique. Elle reste debout, armée de son expérience et de sa détermination. Sur les traces de ses pionniers, elle demeurera réelle avec ses qualités et ses défauts, ses bonheurs et ses malheurs, tout en tirant parti des avancées technologiques, sans jamais devenir artificielle.
Alassane Souleymane
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.