Pour avoir représenté notre pays auprès de l’UNESCO, de 2024 à 2021, j’ai pu mesurer combien l’éducation et la culture constituent les fondations véritables du développement durable, de la paix et de la souveraineté des nations. Aucun pays ne peut durablement se relever, ni affirmer sa place dans le concert des nations, sans une école solide et une culture vivante, assumée et transmise.
En plaçant l’éducation au cœur de l’action publique, les autorités de la Transition font le choix d’investir dans le capital humain, cette richesse inestimable qui façonne les citoyens, les cadres et les leaders de demain. Former un Malien patriote, compétent et responsable n’est pas un slogan : c’est une exigence historique pour un pays qui aspire à la stabilité, à la dignité et au progrès partagé.
Nelson MandelaANDELA a dit que « L’éducation est l’arme la plus puissante que vous puissiez utiliser pour changer le monde. ». Cette phrase souligne le rôle fondamental de l’éducation comme moteur de transformation individuelle et collective. En parlant d’arme, Mandela n’évoque pas la violence, mais au contraire un moyen pacifique et durable de lutter contre l’injustice, l’ignorance et les inégalités.
L’éducation permet d’abord à chacun de développer son esprit critique, de comprendre le monde qui l’entoure et de faire des choix éclairés. Une personne éduquée est mieux armée pour défendre ses droits, participer à la vie démocratique et refuser les discours de haine ou de manipulation. À l’échelle d’une société, l’éducation favorise le progrès social, économique et culturel, en ouvrant l’accès aux connaissances et aux opportunités. Dans le parcours de Mandela lui-même, cette idée prend tout son sens : face à l’apartheid, système fondé sur l’exclusion et l’ignorance, l’éducation apparaissait comme un levier essentiel pour construire une société plus juste et réconciliée. Changer le monde ne passe donc pas seulement par des lois ou des révolutions, mais par la formation des consciences.
Ainsi, cette citation rappelle que l’éducation est un investissement à long terme, capable de transformer les mentalités et de bâtir un avenir plus équitable. Elle est une force silencieuse mais profondément puissante, car elle agit à la racine des problèmes humains. La culture, quant à elle, n’est pas un simple héritage du passé. Elle est une force vivante, un levier de cohésion sociale et un rempart contre la perte de repères. Intégrer pleinement nos valeurs culturelles dans le système éducatif, c’est renforcer le sentiment d’appartenance nationale et transmettre aux jeunes générations la fierté d’être Malien, Africain et porteur d’une civilisation riche et respectée. La culture, c’est ce qui fait aussi l’humain. Cette formule affirme une idée forte : l’humain ne se définit pas seulement par sa biologie, mais par ce qu’il apprend, transmet et transforme.
Dire que « la culture, c’est ce qui fait l’humain », c’est rappeler que l’être humain devient humain par l’éducation, le langage, les traditions, les arts, les normes et les valeurs. Sans culture, il n’y aurait ni pensée symbolique, ni morale, ni histoire commune. Mais cette phrase invite aussi à nuancer. La culture ne crée pas l’humain à partir de rien : elle s’appuie sur une base biologique. L’humain est donc à la fois nature et culture. La culture ne remplace pas la nature, elle la prolonge, la façonne et parfois la contredit.
Enfin, cette définition a une portée éthique et politique. Si la culture fait l’humain, alors refuser l’accès à la culture, c’est limiter l’humanité de quelqu’un. À l’inverse, reconnaître la pluralité des cultures, c’est reconnaître la diversité des manières d’être humain. En somme, cette phrase souligne que l’humanité n’est pas un simple état, mais un processus, toujours en construction, porté par la culture. C’est pourquoi, l’UNESCO nous enseigne que l’éducation transforme des vies et que la culture rapproche les peuples. En décrétant 2026-2027 Année de l’Éducation et de la Culture, le Mali s’inscrit résolument dans cette vision universelle, tout en affirmant sa souveraineté et son identité propres.
Il appartient désormais à tous, État, collectivités, enseignants, artistes, parents, secteur privé et partenaires de traduire cette orientation politique en actions concrètes et durables. Le succès de cette initiative dépendra de notre capacité collective à en faire une cause nationale.
À mes yeux, ce choix stratégique est non seulement pertinent, mais indispensable. Il ouvre une voie d’espérance pour un Mali nouveau, conscient de ses racines, confiant en son avenir et résolument tourné vers l’excellence.
Dr. Oumar KEÏTA,
auprès de l’UNESCO, Directeur de l’Institut des Etudes Stratégiques pour le Sahel.
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Nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie d’un livre consacré au Parcours de Sékou Bassary Touré : cheminot, tirailleur et enseignant. Le récit est une œuvre de mémoire, de témoignage et d’analyse historique consacrée à l’itinéraire singulier d’un homme dont le parcours épouse, à bien des égards, les soubresauts politiques, sociaux et culturels de l’Afrique de l’Ouest contemporaine.
Parcours de Sékou Bassary Touré a été écrit par Seidina Oumar Dicko, journaliste, historien, écrivain et s’adresse aussi bien aux passionnés d’histoire qu’aux lecteurs en quête de récits inspirants, ancrés dans la réalité africaine.
Publié par Edisal à Dakar en janvier 2026, l’ouvrage est désormais disponible à Bamako auprès de Mamadou Sékou Touré au prix de 10.000 Fcfa. CEL : +223 66 76 72 51
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La diaspora malienne prêche par l’exemple sa volonté d’investir au bercail. Le cas de Dr Khalifa Sy Diop est plus parlant. C’est à l’occasion du 70è anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre la Chine et les pays africains et du lancement de l’année des écha.
Au Mali, des milliers de foyers vivent au rythme d’une absence choisie : celle d’un fils, d’un mari, d’un frère parti affronter l’inconnu afin d’offrir de meilleures conditions de vie aux siens. Ces migrations injectent de l’espoir sous forme d’argent transféré, de maisons en dur,.
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