Ces assises émanent des recommandations des Assises nationales pour la refondation
Les travaux étaient dirigés par le gouverneur du District, Abdoulaye Coulibaly, en présence du président de la délégation spéciale de la mairie de la Commune IV, Siaka Camara, de la représentante de la commission nationale, Mme Maïga Sina Damba. Pour Siaka Camara, ces assises émanent des recommandations des Assises nationales pour la refondation (ANR) et représentent donc une aspiration du peuple souverain.
De ce fait, il a espéré que ces assises passent au peigne fin les difficultés qui minent notre système de protection, de promotion et d’autonomisation de la femme, de l’enfant et de la famille. L’ancienne ministre chargée de la Promotion de la Femme, Sina Damba, a déclaré : «Nous posons ce jour, un acte républicain que l’histoire retiendra. En effet, ce sont les toutes premières concertations qui se tiennent au niveau local.» Elle a aussi rappelé que l’objectif général visé par les autorités en initiant les EGS-FEF est d’approfondir la réflexion en vue de proposer des pistes de solutions pour l’amélioration de la situation de la femme, de l’enfant et de la famille.
Elle a invité les différents acteurs à analyser les avancées, les défis et les perspectives d’une gouvernance inclusive pour l’autonomisation des femmes dans le contexte sociopolitique et économique et des cadres juridiques existants. Mais aussi à faire un état des lieux des conditions de la protection de l’enfant, d’identifier les éléments contribuant à la restauration des valeurs sociétales par une analyse approfondie des défis et enjeux pour la promotion de la famille et le bien-être de ses membres, entre autres. De son côté, le gouverneur de Bamako a indiqué que l’organisation de ces États généraux constitue un levier stratégique pour consolider les acquis, combler les insuffisances et impulser une dynamique de transformation sociétale durable, conformément à la Vision Mali 2063.
Dans cette logique, Abdoulaye Coulibaly a rendu hommage à notre histoire, à nos valeurs sociétales et à notre peuple qui se sont construits autour de la cellule sacrée que forme la famille. Depuis le temps de nos grands empires, dira-t-il, la femme, l’enfant et la famille sont au cœur de notre identité. Déjà en 1236, la Charte de KurukanFuga énonçait : «L’éducation des enfants incombe à l’ensemble de la société. N’offensez jamais les femmes, nos mères. Les femmes doivent être associées à tous nos gouvernements.»
Il a aussi évoqué la Constitution du 22 juillet 2023 qui, dans son préambule, garantit le respect des droits humains, en particulier ceux de la femme, de l’enfant et de la personne vivant avec le handicap. Elle reconnaît le genre, le capital humain et l’inclusion sociale comme les piliers du développement. Pour répondre efficacement aux différentes problématiques, les autorités de la Transition à travers le ministère en charge de la Promotion de la Femme ont mis en œuvre plusieurs initiatives, notamment ces États généraux.
Maïmouna SOW
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