Le président de la
Transition, le colonel Assimi Goïta, a présidé, hier au Centre national
d’aguerrissement de Samanko, la cérémonie de présentation au drapeau des
recrues du contingent 2021-2022 des Forces spéciales.
C’était en présence du
Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga, du président du Conseil national de
Transition, le colonel Malick Diaw, des membres du gouvernement dont le
ministre de la Securité et de la Protection civile, le général de brigade Daoud
Aly Mohammedine.
Au départ, ils étaient
445 éléments, issus de différents corps et de divers centres de formation,
retenus pour cette formation des Forces spéciales. Au finish, ce sont
439 recrues qui ont prêté serment devant le chef suprême des Armées, le
colonel Assimi Goïta. Ils ont promis de servir et de défendre loyalement les
intérêts de la patrie.
Dans son
intervention, le commandant par intérim du Bataillon autonome du Centre
national d’aguerrissement de Samanko, a estimé que cette cérémonie est la
preuve évidente de la montée en puissance sans équivoque des Forces armées
maliennes (FAMa).
Aux dires du commandant, c’est aussi le témoignage des
efforts inlassables des autorités de la Transition de faire de notre outil de défense
une armée professionnelle, entrainée et dotée de moyens adéquats pour la réalisation
de ses missions régaliennes.
En l’absence de son
collègue de la Défense et des Anciens combattants, le ministre de la Sécurité
et de la Protection civile, le général Daoud Aly Mohammedine, a souligné que de
par leur niveau d’aguerrissement et surtout de flexibilité, les Forces spéciales
constituent une composante décisive de l’outil de défense dont le renforcement
et l’adaptation aux menaces actuelles ont toujours été le souci majeur des
autorités dès les premières heures de la Transition.
Selon lui, ce soutien a été
un facteur déterminant dans la montée en puissance des forces qui ont, fort
heureusement, repris l’initiative dans la conduite des opérations de défense et
de sécurisation de notre territoire.
NOUVEAU BÉRET- Cette
cérémonie de présentation au drapeau a été marquée par plusieurs activités,
notamment la révélation du tout nouveau béret des Forces spéciales, mais aussi
la coupure du ruban marquant l’inauguration des nouveaux bâtiments du Centre
par le chef de l’état. Elle a également été mise à profit pour présenter les
trois premiers de ce contingent.
Le soldat de 2e classe Youssouf Maïga,
issu de l’Armée de terre a terminé major de la promotion avec une moyenne générale
de 17,91. Il est suivi par le soldat de 2e classe Sibiri Doumbia de l’Armée
de l’air, avec 17,68 de moyenne. Enfin, le soldat de 2e classe, Bréhima
Traoré, également de l’Armée de l’Air est sorti 3e de la promotion avec 17,58
de moyenne.
C’est juste après
cette présentation des trois premiers que le tout nouveau béret des Forces spéciales,
de couleur violette, a été révélé à l’assistance. «La couleur du tout nouveau béret
des Forces spéciales, tant prestigieuse, est réservée à la noblesse et à la
volonté.
Elle est associée au contexte de mystère, de spiritualité, de pouvoir,
de puissance, de connaissances, de créativité, de prospérité, de piété, de
guerre, de paix, de sérénité, de secret, de magie, de catharsis et d’imaginaire»,
a détaillé le commandant par intérim du Bataillon du Centre d’aguerrissement de
Samanko.
Pour lui, c’est aussi une couleur qui renvoie à la mélancolie, à la
tristesse, à la peur, à la mort, aux ténèbres, à la crainte et à la jalousie. Il
s’agit, selon lui, de tout ce que doivent représenter les Forces spéciales pour
les ennemis de la nation.
Les opérateurs du
Centre ont été les premiers à être servis en béret. Certains ont reçu des mains
du ministre de la Sécurité et de la Protection civile, la Croix de la valeur
militaire.
D’autres ont reçu l’insigne d’opérateur des mains du Premier
ministre. Enfin, le chef suprême des Armées a remis des insignes d’honneur à
des opérateurs ayant pleinement contribué à l’épanouissement de l’Unité dont le
capitaine Malick Téssougué, qui a rejoint les Forces spéciales en 2021 alors
qu’il était au-delà de ses 50 ans.
La cérémonie a pris fin par un défilé militaire, la coupure du ruban marquant l’inauguration des bâtiments flambant neufs, la visite des locaux et une séance de tirs effectuée par les jeunes recrues.
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.