Le projet RPV-GRN se justifie par la crise au Mali qui perdure depuis 2012
C’était sous la présidence du préfet du Cercle de Kolondièba, Boubacar Oumar Traoré, en présence de son collègue de Fakola, des sous-préfets et des maires des Cercles de Kolondièba et Fakola, ainsi que les représentants des services techniques et des Forces de défense et de sécurité. Y étaient aussi le coordonnateur du projet RPV-GRN, et d’autres invités.
Le projet RPV-GRN se justifie par la crise au Mali qui perdure depuis 2012, qui s’est intensifiée et a pris une forme multidimensionnelle englobant une crise sécuritaire (conflits inter communautaires, attaques de groupes armés et déplacement massif des populations) et celle sociopolitique. Ces facteurs combinés ont affaibli la protection de nos compatriotes dans les zones de crise, limité l’accès aux services sociaux de base et surtout accru les inégalités.
Dans les Cercles de Kolondièba, Kadiana et Fakola, l’économie repose particulièrement sur le secteur primaire avec une part importante de l’agriculture et de l’élevage dans les revenus. Ce secteur est confronté à de nombreuses contraintes caractérisées par une baisse régulière de la productivité agropastorale. Les aléas climatiques, les destructeurs de cultures et la mauvaise répartition des pluies, sont aussi incriminés tout comme le faible niveau d’organisation et de formation des producteurs, la maîtrise insuffisante de l’eau, les difficultés d’accès aux facteurs de production (intrants, crédit, équipement et terre) ainsi que la forte pression sur les ressources et l’insuffisance des technologies appropriées de production. À ceux-ci s’ajoutent les conflits fonciers.
Il est à souligner qu’en plus du terrorisme, la zone de Kolondièba est confrontée à des litiges fonciers intra et inter communautaires, aux vols de bétails, mais aussi à des conflits entre éleveurs et agriculteurs ou dus à l’installation de barrages de retenue d’eau, etc. C’est dans ces circonstances et dans un cadre de partenariat que Pain pour le monde Allemagne/ Service protestant de développement et ADAC veulent contribuer à la quête de bien-être des populations à travers le RPV-GRN.
Le préfet de Kolondièba a recommandé la collaboration entre tous les acteurs. Selon lui, cette synergie permettra de maximiser l’impact des actions pour le bonheur des communautés. Boubacar Oumar Traoré a recommandé l’intégration des actions du projet dans le Programme de développement social économique et culturel des mairies.
Le chef d’antenne de l’ADAC Mamadou Konaté dira que l’objectif de cet atelier est de lancer le projet RPV-GRN en vue de mieux informer et d’assurer son appropriation par les bénéficiaires. Dans la localité, le projet couvre les Cercles de Kolondièba, Kadiana et Fakola pour une durée de 3 ans.
Depuis plus de 2 décennies, Pain pour le monde qui accompagne ADAC appuie les communautés dans plusieurs domaines, notamment la mise en place d’un réseau de caisses d’épargne et de crédit (Karabaraba), l’appui à l’accès à l’éducation, le renforcement des producteurs en techniques culturales, l’appui institutionnel des organisations communautaires (associations et coopératives) et le renforcement des capacités des femmes leaders pour leur participation dans les organes de prise de décisions, entre autres.
Le coordonnateur de Pain pour le monde, Bakary Berthé, a édifié les participants venus de plusieurs villages à travers une projection de film sur leurs activités. Il a surtout répondu avec satisfaction aux questions de compréhension.
Après Kolondièba, une cérémonie similaire se déroulera le 23 décembre à Kadiana.
Nouhoum Mamadou KONE / AMAP - Kolondièba
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.