Notre pays s’est lancé dans la dynamique d’introduction à partir de 2024 du vaccin RTS,S dans le Programme élargi de vaccination
C’était en présence de la représentante du
ministère de la Santé et du Développement social, Dr Youma Sall, d’une représentante
de l’OMS, Tako Ballo, de la directrice du PNLP, le médecin colonel Aissata Koné,
et le représentant du Malaria research and traning center (MRTC), Pr Alassane
Dicko.
Selon ce dernier, ce deuxième vaccin a été mis
au point par l’Université d’Oxford au Royaume Uni par le Pr Adrian Hill. Après
les essais de la phase 3 du vaccin pour mesurer son efficacité et sa tolérance,
il a été recommandé par l’OMS le 2 octobre dernier. L’Organisation onusienne a
indiqué que les données ont montré une efficacité élevée lorsque le vaccin est
administré juste avant la haute saison et une bonne efficacité lorsqu’il est
inoculé selon un calendrier basé sur l’âge. Le vaccin a un fort impact en
termes de santé publique dans un large éventail de contexte de transmission du
paludisme, y compris lorsque celle-ci est faible.
L’essai s’est déroulé au Burkina Faso, au
Kenya, en Tanzanie et au Mali. Dans notre pays, l’essai s’est déroulé à
Bougouni sur 4.800 enfants de 5 à 36 mois. Pour ce faire, deux schémas de
vaccination ont été utilisés : (schémas saisonnier et standard). Sur
l’ensemble des sites, le vaccin a prouvé une efficacité de 73% chez les enfants
de 5 à 36 mois. Quand la transmission est saisonnière, l’efficacité est de 75%
chez les enfants de 5 à 36 mois et 67% quand la transmission est standard.
Au
Mali, c’est 80% chez les enfants de 5 à 36 mois, 89% chez les enfants de 5 à 17
mois, et 77% chez les enfants de 18 à 36 mois. C’est pourquoi, le Pr Alassane
Dicko a dit que notre pays a toutes les raisons de trouver ce vaccin et de le
mettre en œuvre. La représentante de l’OMS a appelé le pays à
se positionner par rapport à l’acquisition de ce vaccin. Elle a aussi invité
les journalistes à faire une sensibilisation positive autour dudit vaccin.
Quant à Dr Youma Sall, elle a déclaré que son
département ne ménagera aucun effort pour accompagner le processus d’implémentation
de la vaccination contre le paludisme à travers les deux vaccins. Pour elle,
notre pays, à travers le PNLP, la direction générale de l’immunisation et
autres, s’est lancé dans la dynamique d’introduction à partir de 2024 du vaccin
RTS,S dans le Programme élargi de vaccination, ciblant prioritairement les
districts sanitaires à fortes transmission.
Dans cette mouvance, ajoutera-t-elle, cette homologation du nouveau
vaccin R21 Matrix,M est une grande opportunité qui s’offre à nous pour combler
le gap des besoins de couverture de la totalité des cibles.
Et de rappeler que face à la problématique du paludisme la lutte a été placée parmi les priorités de son département. Et la recherche en est un élément essentiel, car la prise de décision est guidée et éclairée par ses résultats. C’est pourquoi, elle est au cœur des interventions, des différents plans stratégiques de lutte contre le paludisme, a souligné Dr Youma Sall.
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