À la tête d’une forte délégation, le ministre d’État auprès du ministre des Affaires étrangères des Émirats arabes unis, Sheikh Shakhbout Bin Nahyan Bin Mubarak Al Nahyan, a été reçu, hier au palais de Koulouba, par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. La rencontre s’est déroulée en présence du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Abdoulaye Diop et de l’ambassadrice du Mali aux Émirats arabes unis, Mme Diéminatou Sangaré.
Sheikh Shakhbout Bin Nahyan Bin Mubarak Al Nahyan a effectué cette visite au Mali dans le cadre des relations d’amitié et de coopération qui lient nos deux pays. Les Émirats arabes unis souhaitent renforcer leur coopération avec le nôtre dans plusieurs domaines. Parmi ceux-ci, la sécurité, l’agriculture, le développement industriel et l’économie. Le Mali entretient de bonnes relations d’amitié et de coopération avec les Émirats arabes unis, tant au plan bilatéral que multilatéral, en l’occurrence au sein de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) et d’autres organismes internationaux.
Il faut rappeler que les deux États ont consolidé leurs relations de coopération après la visite de son Altesse Sheikh Zayed Al Nahyan, Président des Émirats arabes unis, en 1985 à Bamako. À la suite de cette visite, une rue a été baptisée «Avenue Sheikh Zayed» en l’honneur du Président émirati. Cette visite a permis de resserrer davantage les liens d’amitié sur des questions d’intérêt commun. Depuis cette date, les Émirats arabes unis et le Mali s’accordent un soutien mutuel dans les instances internationales.
C’est fort de ce renforcement de coopération que les autorités d’alors ont ouvert l’ambassade du Mali à Abu Dhabi en octobre 2016. Il convient de noter que des personnalités de haut niveau ont effectué des visites de travail respectivement à Bamako et à Abu Dhabi, dont des anciens Présidents de la République et Premiers ministres, entre 2018 et 2022.
À celles-là s’ajoutent la visite de travail au Mali, les 20 et 21 avril 2009, du ministre émirati des Affaires étrangères, son Altesse Sheikh Abdullah Bin Zayed Al Nahyan ainsi que celle du chef de la diplomatie malienne, Abdoulaye Diop, en décembre 2022 aux Émirats arabes unis. Le Chef de l’État, le Général d’armée Assimi Goïta, a remercié son hôte du jour pour la volonté de son pays de renforcer davantage ses relations avec le nôtre. Avant d’insister sur le respect des trois principes qui guident désormais l’action publique au Mali.
À noter que par le passé, les deux pays ont signé plusieurs accords bilatéraux. Il s’agit de celui portant sur l’aménagement et le bitumage de la route Sienso-Kimparana-Koutiala intervenu le 12 mai 1962, de l’accord de prêt entre la République du Mali et le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement en vue du financement du projet de Taoussa, du mémorandum d’entente sur les services aériens, de l’accord de prêt avec le Fonds d’Abu Dhabi pour le financement du projet de systèmes hybrides d’électrification rurale par l’énergie renouvelable dans 30 villages au Mali, du mémorandum d’entente entre le Mali et les Émirats arabes unis dans le domaine de la suppression de visa pour les détenteurs de passeport diplomatique, spécial, officiel, de service et ordinaire.
Il y a aussi le protocole d’accord de coopération dans les domaines de sécurité et de lutte contre le terrorisme entre le ministère de l’Intérieur de l’État des Émirats arabes unis et celui de la Sécurité et de la Protection civile du Mali, l’accord de financement entre la République du Mali et le Fonds d’Abu Dhabi pour le développement relatif au financement du programme des logements sociaux, le mémorandum d’entente pour l’établissement de la grande commission mixte de coopération, l’accord relatif à la protection et à la promotion réciproque des investissements.
À la longue liste des accords bilatéraux, l’on retient également la convention entre les deux pays dans le cadre de la lutte contre le trafic de drogue et la criminalité internationale organisée signée le 15 novembre 2017 à Abu Dhabi. Tout comme, l’accord relatif à la réalisation d’une centrale de deux fois 50 MW au Mali, signé le 18 décembre 2018 entre le Mali et les Émirats arabes unis, ainsi que le protocole d’entente entre le Fonds Khalifa pour le développement des entreprises pour soutenir le secteur des micros, petites et moyennes entreprises au Mali, signé le 14 janvier 2020.
Namory KOUYATE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.