#Mali : Industries extractives : L’Itie-Mali valide ses rapports 2022 et 2023

Le comité de pilotage de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (Itie-Mali) a tenu hier sa 2è session ordinaire de l’année 2024. La réunion a examiné les rapports Itie 2022-2023 et les rapports annuels d’avancement 2022 et 2023 en vue de leur validation.

Publié mardi 14 mai 2024 à 06:02
#Mali : Industries extractives : L’Itie-Mali valide ses rapports 2022 et 2023

Des membres du Comité de pilotage en séance de travail

 

 

Aussi cette session a-t-elle permis de répondre à plusieurs préoccupations du comité, notamment celles relatives au fonctionnement des organes de pilotage, à la supervision, la qualité de la représentativité des organisations de la société civile et à la mise en œuvre des recommandations de la 1ère session.

La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du ministre des Mines, Yacouba Kébé, en présence du secrétaire permanent par intérim de l’Itie-Mali, Boureima Cissé. Parlant du contexte dans lequel cette rencontre intervient, le représentant du ministre des Mines a rappelé que notre pays reste suspendu à une décision d’administration de l’Itie internationale qui examinera, du 18 au 20 juin 2024 à Genève, la validation ciblée dont le Mali fait l’objet. Et dans cette perspective, Yacouba Kébé est optimiste en raison des efforts multiples consentis.


«L’audit du secteur minier de 2023, le Code minier de 2023, la prouesse d’élaboration des rapports 2022-2023 au cours du seul exercice en cours… sont autant de signaux que notre pays n’a eu de cesse de mettre en avant sa volonté de faire de la transparence le crédo d’un secteur extractif performant», a-t-il déclaré.

Yacouba Kébé a expliqué que cette session ordinaire sera l’occasion d’examiner, en vue de leur validation, les rapports Itie 2022-2023 et les rapports annuels d’avancement 2022 et 2023. Réussir à produire ces deux rapports en même temps n’était pas un challenge facile, a-t-il fait remarquer.

«La session a pour but de valider les rapport Itie 2022-2023 et le rapport annuel d’avancement qui sont l’équivalent des rapports annuels d’activité portant sur les années 2022 et 2023», a renchéri le secrétaire permanent par intérim de l’Itie-Mali. Boureima Cissé a spécifié que concernant le rapport Itie, il est question des données collectées auprès des administrations fiscale, douanière, domaniale et minière, mais également des sociétés minières.

Des informations qui doivent être examinées et validées par le comité de pilotage. Et en ce qui concerne le rapport annuel d’activités, il s’agit de voir ce qui a été mené dans le plan de travail pour les années couvertes. Globalement, la situation de la validation est satisfaisante, s’est-il réjoui.

En effet, l’ensemble des entités déclarantes a transmis les informations. «Nous avons atteint les seuils de signification qui sont requis, c’est-à-dire tous les paiements qui sont requis ont été déclarés. Mais nous avons des écarts à expliquer», a déclaré Boureima Cissé. L’Itie, faut-il le rappeler, est une norme mondiale qui défend l’amélioration de la transparence dans la gestion des revenus et l’obligation de redevabilité dans les secteurs pétroliers, gaziers et miniers.

Aminata DIARRA

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