Le ministre Mahamadou Kassogué répondant aux questions de Madiba Keita (g) de L’Essor et Yaya Konaté de l’ORTM
Dans le cadre de l’émission Mali Kura Taasira
2, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux,
Mahamadou Kassogué, a apporté des éclairages sur les axes stratégiques de son département,
à savoir la création des structures, les
réformes majeures et les actions de changement. Devant les journalistes Madiba
Keita de l’Essor et Yaya Konaté de l’ORTM, le Garde des Sceaux a situé ces différentes
innovations du secteur de la justice sur la période de juin 2021 à novembre 2023.
D’entrée de jeu, Mahamadou Kassogué a fait
remarquer que la justice est au cœur du changement pour la refondation de l’État
et l’émergence d’un Mali nouveau, conformément aux orientations du président de
la Transition, le colonel Assimi Goïta. Il a assuré que son département a engagé
des réformes structurelles et innovantes capables d’insuffler une dynamique
nouvelle pour l’ensemble du secteur de la Justice.
À son avis, le bilan est jugé
satisfaisant.
S’agissant de la création des structures, le ministre en charge de la Justice a cité la création du pôle national économique et financier à travers la loi n°2021-051 du 29 septembre 2021 portant modification de la loi n°01-080 du 20 août 2001, modifiée, portant code de procédure pénale, la création du pôle national de lutte contre la cybercriminalité par la loi n°2022-058 du 22 décembre 2022 portant modification de la loi n°01-080 du 20 août 2001, modifiée, portant code de procédure pénale.
RÉFORMES MAJEURES- Pour Mahamadou Kassogué,
ces différentes créations relèvent de la volonté des autorités de la Transition
de bâtir une justice crédible. Comme en témoigne la création d’un parquet spécialisé
au niveau du pôle judiciaire spécialisé de lutte contre le terrorisme et la
criminalité transnationale organisée, désormais séparé du Tribunal de grande
instance de la Commune VI, ayant un procureur de la République à sa tête, par
la loi n°2023-018 du 23 mai 2023 portant modification de la loi n°01-080 du 20
août 2001, modifiée, portant code de procédure pénale.
S’y ajoutent, la création
de l’Agence de recouvrement et de gestion des avoirs saisis ou confisqués par
l’ordonnance n°2022-019/PT-RM du 20 septembre 2022, ratifiée par la loi n°2022-048
du 23 novembre 2022 ; la création de la direction nationale des droits de
l’Homme par l’ordonnance n°2023-005/PT-RM du 10 février 2023, ratifiée par la
loi n°2023-011 du 11 mai 2023 ainsi que la création de l’École nationale de
l’Administration pénitentiaire suivant la loi n°2023-043 du 31 août 2023. Dans
ce chapitre, il a fait savoir la création de la cellule de communication de son
ministère, suivant la décision n°2022-119 du 11 avril 2022.
Parlant des réformes majeures, le chef du département
de la Justice et des Droits de l’Homme a indiqué le renforcement du dispositif
juridique de lutte contre le terrorisme et la criminalité transnationale
organisée par l’introduction de nouvelles dispositions dans le code de procédure
pénale, suivant la loi n°2023-018 du 23 mai 2023 portant modification de la loi
n°01-080 du 20 août 2001, modifiée, portant code de procédure pénale ; la
modification du code des personnes et de la famille pour apporter une réponse
judiciaire aux préoccupations des Maliens de l’extérieur concernant l’accès aux
pièces d’identité par une rectification des actes d’état civil, suivant la loi
n°2022-057 du 22 décembre 2022.
Parmi les réformes, le ministre Kassogué a évoqué
également le classement des juridictions suivant le décret n°2022-0793/PT-RM du
30 décembre 2022. Avant d’ajouter la modification relative au ressort des
juridictions et le parquet général d’attache des parquets des tribunaux de
grande instance et des tribunaux d’instance, suivant le décret n°2021-0850/PT-RM
du 26 novembre 2021.
LUTTE IMPLACABLE CONTRE LA CORRUPTION- Répondant
aux questions des journalistes, le ministre Kassogué a soutenu que la justice
continuera à mener la lutte implacable contre la corruption et la délinquance à
travers le pôle national économique et financier. Il a évoqué les dossiers qui
sont en cours de l’instruction comme l’affaire de l’avion présidentielle et des
équipements dont certaines personnalités sont en détention provisoire, les
dossiers Covid-19 et de Securiport.
Dans le cadre de la lutte contre la
cybercriminalité, le Garde des Sceaux a assuré qu’il n’y aura pas de justice sélective
à ce niveau. À l’en croire, tous ceux qui font de l’escroquerie, qui profèrent
des injures ou même qui sont auteurs de propos diffamatoires, malveillants
portant atteinte au crédit de l’État ou à la dignité d’autrui, devront répondre
de leur forfaiture à la justice. En ce qui concerne la lutte contre le
terrorisme, le ministre a rappelé que la justice a récemment lancé des mandats
d’arrêt contre des terroristes et des chefs de groupes armés. «Nous allons
mettre tous les moyens pour que ces gens soient arrêtés et mis à la disposition
de la justice», a-t-il insisté.
Concernant l’Agence de recouvrement et de
gestion des avoirs saisis ou confisqués, le Garde des Sceaux dira que sa création
a été très utile en ce sens que les personnes qui sont poursuivies pour détournement
du denier public ou autre crime économique, leurs biens seront confisqués par
cette Agence jusqu’à la fin de la procédure.
Abordant les actions entrant dans le cadre du
changement, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a indiqué
l’institution de la Semaine de la justice ; la relecture du code pénal et du
code de procédure pénale dont les projets ont été adoptés par le Conseil des
ministres du 11 octobre 2023 ; l’élaboration et la présentation du rapport
national du Mali dans le cadre de l’Examen périodique universel.
Ces actions
ont touché, a poursuivi Mahamadou Kassogué, le mouvement du personnel magistrat
par la tenue du Conseil supérieur de la magistrature ayant permis les
nominations et les affectations. Le renforcement des effectifs de la Cour suprême
par plusieurs nominations dont celles du président et du vice-président, a-t-il
retenu. Selon le Garde des Sceaux, l’installation solennelle des chefs de
juridictions et de parquets des cours d’appel de Bamako, de Kayes et de Mopti
fait partie aussi des actions de changement.
Namory KOUYATE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.