À l’approche de la fête de fin d’année tous les commerçants sont actifs pour écouler leurs articles. Dans le grand marché de Bamako, plusieurs vendeurs se sont installés. Certains dansent et chantent sous le son des tam-tams pour attirer l’attention des passants. Ces derniers occupent la route rendant l’accès difficile aux Sotrama.
Les chauffeurs klaxonnent pour les inviter à céder la voie. Dans cette ambiance, les vendeurs de poulets font partie des marchands les plus convoités en cette période de fin d’année. Les clients se partagent entre les grossistes et les détaillants. « Coq ! ; coq ! ; coq ! », ce bruit anime les lieux. Devant les cages et les vendeurs débout tenant des poules, tout le monde est pressé d’avoir son oiseau.
Youssouf Mariko, un vendeur, indique que les poules ne sont pas rentables cette année. « Tu les nourris et fais tous leurs entretiens jusqu’à la vente. Et pour les vendre à 3000 Fcfa, les clients trouvent que c’est trop cher. Aujourd’hui tout le monde est devenu aviculteur donc ce n’est pas facile », explique-t-il.
Amadou Diarra revend des poules au grand marché. Il attire l’attention de la clientèle : « venez, venez c’est moins cher ». Il explique : « Le marché ne va pas du tout. On achète les poules au prix unitaire de 2500 aux grossistes qui viennent des différentes régions pour les revendre à 3000 Fcfa. Mais, les clients disent que c’est trop cher », regrette-t-il.
Boubacar Traoré, un aviculteur, se frotte bien les mains en cette période. Il pratique cette activité depuis dix ans qui lui a permis de se marier et nourrir sa famille. Il déplore les conséquences des coupures d’électricité qui lui ont causé d’énormes pertes. D’après Mohamed Sacko, la vente se passe très bien. Il dit vendre sur commande. Notre revendeur refuse de préciser ses recettes journalières. L’essentiel, dit-il, est de subvenir aux besoins de la famille.
Amina Kouyaté, mère de famille et une cliente de Boubacar, affirme : « je suis venue aujourd’hui pour acheter mon poulet pour la fête car j’ai des invités chez moi ce jour. Je pense que le prix est un peu cher mais avec la crise on comprend aussi. Cette année tout semble être plus cher par rapport à l’année passée où les poulets se vendaient à 2000 Fcfa». À l’occasion de cette festivité, elle va réserver une vingtaine de poulets à ses invités.
Selon Inna Barry, cette année les prix ne sont pas du tout favorables parce que nous sommes des ménagères qui ont peu de revenu. Manger du poulet le jour de la fête du 31 décembre, soutien-t-elle, est devenu une coutume pour tout le monde.
Bassira Traoré vient d’acheter quatre poulets. Selon elle, le prix est adorable. Vu la coupure d’électricité intempestive, dit-elle, ce n’est pas facile pour les commerçants. Mariam Touré discute avec un vendeur de volaille. Chaque année, elle prépare trente poulets pour le dîner de la soirée du 31 décembre. Pour elle, cette initiative vise à faire plaisir aux enfants de la famille.
Assitan Kimbiry
Rédaction Lessor
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