Une vue du présidium lors de la rencontre
Le gouvernement et le système des Nations unies au Mali ont fait appel à plusieurs mécanismes de financement pour des projets. Parmi ceux-ci figurent le Fonds de consolidation de la paix du Secrétariat général des Nations unies et le Fonds des femmes pour la paix et l’action humanitaire (FFPH). Au plan national, un comité de pilotage supervise l’ensemble des programmes des mécanismes d’investissement. Ce comité rassemble les autorités de la Transition, la société civile et les partenaires techniques et financiers.
D’où cette réunion tripartite tenue le jeudi dernier, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, sous l’égide du chef du département Abdoulaye Diop. Outre les différents représentants sectoriels, ont participé à ce comité de pilotage, le ministre de la Réconciliation, de la paix et de la Cohésion nationale, le Général de corps d’armée Ismaël Wagué et le coordinateur résident par intérim du système des Nations unies, également représentant du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud).
L’appel à candidature a été lancé du 2 au 30 septembre dernier et a permis de réceptionner 285 propositions. C’est ainsi qu’une première évaluation faite par le secrétariat du FFPH a identifié 40 documents. Et le comité de travail restreint sous le leadership du ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a retenu 10 projets dans le lot des 40 présélectionnés.
C’est la raison pour laquelle, s’est tenu ce comité de pilotage pour procéder à leur validation. Le coût de ces 10 projets est estimé à plus de 75 milliards de Fcfa. Les zones d’intervention sont les Régions de Gao, Ségou, Bougouni, Bandiagara, Tombouctou, Sikasso, Koulikoro, Mopti et San.
Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a indiqué que cette réunion spécifique est chargée de prendre une décision concernant la sélection d’un certain nombre de projets. Pour Abdoulaye Diop, il y a un travail technique de consultation qui a été fait sur la base des recommandations formulées.
À la fin de la rencontre, la représentante résidente d’Onufemmes a expliqué que c’est un comité qui devrait sélectionner les projets des organisations féminines qui doivent bénéficier d’un financement sur le Fonds des femmes pour la paix et l’action humanitaire. Mme Marie Goreth Nizigama a soutenu que son institution identifie les domaines prioritaires par année et demande aux organisations féminines de postuler.
Pour cet appel, a-t-elle souligné, il y avait deux domaines à savoir le renforcement institutionnel des organisations de la société civile et les aspects programmatiques. Ce dernier volet s’occupe de l'accès à l'action humanitaire et la protection des femmes et des filles, a expliqué la représentante d’Onufemmes au Mali.
Selon Marie Goreth Nizigama, le comité de pilotage a pu valider le travail qui a été fait au niveau technique. Elle ajoutera que dix projets portés par des organisations féminines à travers le Mali ont été sélectionnés. «Nous sommes contents des résultats de la réunion puisque le Mali a déjà bénéficié de ce fonds depuis 2020. Ce sont des projets qui sont exécutés par des organisations communautaires qui adressent les besoins spécifiques des femmes et des filles», a souligné la représentante d’Onufemmes au Mali.
Pour elle, la protection des femmes et des filles, la lutte contre les violences basées sur le genre, la réintégration socio-économique des femmes déplacées et victimes de conflits et le renforcement des capacités des femmes pour la participation dans les processus de paix sont des domaines prioritaires qui sont décrits par le gouvernement au niveau national et surtout local.
Namory KOUYATE
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