Le Pafeem est un projet du gouvernement du Mali financé par la Banque mondiale
«C’est avec une immense fierté et une profonde reconnaissance que nous célébrons aujourd’hui la victoire de la solidarité et de la résilience», a déclaré Léon Paul Rabarijaona, chef de bureau de l’Unicef à Mopti, lors de la cérémonie de labellisation organisée le 28 octobre à Sévaré. L’événement, soutenu par la Banque mondiale et le gouvernement du Mali dans le cadre du Projet d’appui à la promotion des Pratiques familiales essentielles et à l’épanouissement des ménages (Pafeem), a réuni autorités locales, leaders communautaires, ONG et partenaires techniques.
Le Pafeem est un projet du gouvernement du Mali financé par la Banque mondiale dont la composante 3 est mise en œuvre par l’Unicef et ses partenaires. CIAUD assure les activités de communication pour le Changement social et de comportement.
Coordonné par la Direction régionale du développement social et de l’économie solidaire (DRDES) et mis en œuvre par l’ONG CIAUD Canada, le projet s’appuie sur une approche participative : les communautés sont au centre de la démarche. Résultat : toutes les communautés accompagnées ont obtenu le label «favorables aux PFE», un taux de réussite de 100%. Près de 365.000 personnes, dont plus de 213.000 femmes, ont été sensibilisées sur les pratiques essentielles liées à la santé, la nutrition, l’hygiène, la vaccination et l’éducation des enfants.
«Ces chiffres témoignent du leadership des acteurs locaux et du rôle décisif des femmes dans le changement social», a salué Rabarijaona. Plus de 19.000 acteurs communautaires, dont 8.500 femmes leaders, ont été formés, tandis que 320 clubs d’écoute et 27 groupes WhatsApp ont renforcé la cohésion sociale et la diffusion des bonnes pratiques. Pour Abderrahmane Atoufene, directeur pays de CIAUD Canada, cette labellisation est « une reconnaissance du courage des communautés de Mopti, Bandiagara et Douentza». Il rappelle que le projet s’est appuyé sur une stratégie de communication sociale innovante : plus de 4.000 émissions et spots radiophoniques en langues locales, des caravanes communautaires, et des formations en photo et vidéo pour les jeunes. Les célèbres «Mama Yeelen», femmes mobilisées pour la sensibilisation, ont touché à elles seules près de 40.000 personnes dans les trois régions.
Présidant la cérémonie, Abdoulaye Daga Théra, conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouvernorat de Mopti, a exhorté les collectivités à inscrire les PFE dans leurs plans de développement communal. «Le label n’est pas une fin, mais un appel à maintenir l’effort. Ces bonnes pratiques doivent survivre aux projets et s’ancrer durablement dans les politiques locales», a-t-il affirmé, félicitant les communautés pour leur engagement exemplaire.
Dans une région encore marquée par la fragilité sociale et l’insécurité, cette labellisation se veut un symbole d’espoir et de cohésion. En investissant dans les pratiques familiales essentielles – de la vaccination à l’hygiène, en passant par la nutrition infantile et l’enregistrement des naissances – Mopti montre qu’un changement durable peut émerger du terrain, porté par les communautés elles-mêmes.
Les Pratiques familiales essentielles (PFE)
Les PFE regroupent un ensemble de comportements positifs promus par l’Unicef et le gouvernement malien, tels que : l’allaitement exclusif, la vaccination complète, le lavage des mains, la fréquentation des consultations prénatales et la scolarisation des filles. Ces pratiques sont considérées comme fondamentales pour réduire la mortalité infantile et améliorer le bien-être des familles rurales.
Oumar SANKARE
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