La 4è édition de la campagne nationale «Octobre rose» de lutte contre les cancers du sein et du col de l’utérus sera lancée aujourd’hui. L’information a été donnée par le directeur général de l’Office national de la santé de la reproduction (Onasr), Dr Moulaye Ben Haïdara, lors d’une conférence de presse, organisée, vendredi dernier, à la Maison de la presse.
Le cancer du sein est la présence de cellules anormales au niveau du sein et qui se multiplient de façon incontrôlée. Tandis que celui du col de l’utérus est aussi une tumeur maligne caractérisée par une multiplication anarchique des cellules au niveau du col de l’utérus, due à la présence d’un virus appelé Human- papiloma-virus (HPV). Les symptômes précoces incluent des saignements anormaux ou des pertes vaginales, a expliqué le directeur général de l’Onasr.
Le mois d’octobre, consacré à la solidarité et à la lutte contre l’exclusion dans notre pays, est mis à profit par le ministère de la Santé et du Développement social pour appuyer la sensibilisation sur ces fléaux et inciter les femmes à se rendre dans les structures de santé pour le dépistage gratuit de ces deux cancers, a succinctement expliqué le patron de l’Onasr.
Dr Moulaye Ben Haïdara a affirmé que le département en charge de la Santé a pris toutes les dispositions nécessaires pour que l’offre de service soit au rendez-vous dans les structures de santé publiques partout sur le territoire malien durant ce mois-ci. Cette campagne de dépistage sera accompagnée par la vaccination qui reste essentielle dans la prévention du cancer du col de l’utérus. La campagne vise aussi à vacciner les filles de 10 ans pour prévenir chez elles le cancer du col de l’utérus, a souligné le directeur général de l’Onasr. Pour prévenir contre le cancer du col de l’utérus, le Mali a introduit le vaccin anti HPV dans le Programme élargi de vaccination (PEV) de routine en novembre 2024 et il est administré en une seule, dose selon un calendrier vaccinal.
Selon Dr Moulaye Ben Haïdara, notre pays fait partie des 20 pays les plus affectés en Afrique par le cancer du col de l’utérus. C’est le premier cancer chez les femmes au Mali avec une incidence estimée à 27/100.000, plus de 200 femmes en sont victimes chaque année. Quand au cancer du sein environ 1.000 cas sont diagnostiqués chaque année dans notre pays et 8 cas sur 10 peuvent êtres guéris, grâce au dépistage précoce, a précisé le conférencier. C’est pourquoi, il a invité la gent féminine à se rendre dans les structures de santé pour le dépistage. Et de rappeler que ce dépistage se fait gratuitement dans toutes les structures sanitaires et la prise en charge des cas se feront au Centre hospitalier-universitaire (CHU) du Point G et celui de Gabriel Touré.
L’objectif visé cette année est de mobiliser 1 million de femmes pour le changement de comportement et qu’au moins 100 mille femmes soient dépistées. 2 mille filles devraient être aussi vaccinées et qu’on arrive également à assurer au moins 70% de la prise en charge des lésions précancéreuses, a annoncé le conférencier.
Il est bon de préciser que les résultats de la campagne 2024 sont encourageants, parce qu’au total 91 mille 027 femmes ont été dépistées (les deux cancers confondus). Pour le cancer du sein 43.236 femmes ont été dépistées, y compris 384 cas suspects parmi lesquels 134 ont été référés. D’autres statistiques fournies par le conférencier sur le cancer du col de l’utérus aussi attestent de l’ampleur de cet autre type de cancer dans notre pays. Les cancers du sein et du col de l’utérus sont guérissables et évitables. Mettons l’accent sur le dépistage précoce et la vaccination pour éviter ces maladies.
Nahawa SANGARE
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