PMU Mali : Les grands chantiers du directeur général pour 2025

Le directeur général du Pari mutuel urbain (PMU Mali), Fassery Doumbia, a animé, mardi dernier dans ses installations, une conférence de presse sur les réalisations de l’année écoulée, les projets de la société pour la nouvelle année, avant de présenter les vœux du PMU à nos compatriotes et particulièrement aux turfistes.

Publié vendredi 03 janvier 2025 à 07:45
PMU Mali : Les grands chantiers du directeur général pour 2025

Fassery Doumbia


Selon le patron de PMU, sa structure a fait de grandes réalisations, mais aussi démarrer d’autres gros chantiers. C’est le cas de la plateforme d’audit et de régulation des jeux. Ce qui nous fait, selon lui, sortir d’un système déclaratif des chiffres d’affaires par nos partenaires pour un système automatisé direct que nous pouvons suivre avec nos partenaires sportifs en particulier.

Car dans le premier cas, a-t-il expliqué, «nous n’avions aucun contrôle sur les déclarations faites par les partenaires. Maintenant, c’est nous qui communiquons les chiffres d’affaires qu’ils ont réalisés et cela nous permet également d’avoir un meilleur contrôle des risques de blanchiment de capitaux au niveau du pays.

Il s’est aussi appesanti sur le deuxième gros chantier, notamment la mise en place effective de la Fondation. Les textes sont maintenant scellés et mis à la disposition des administrateurs, a-t-il assuré. Et désormais, «nous pensons que nous pouvons aller à une meilleure gestion des œuvres sociales au niveau du PMU.

Nous pensons que la Fondation sera opérationnelle au plus tard durant le premier trimestre 2025», a expliqué le conférencier. Parlant des résultats de la gestion financière, Fassery Doumbia estime qu’en attendant de connaître les chiffres de 2024, son entreprise doit garder le cap de 2023 en termes de résultats.

Pour les perspectives de l’année 2025, il y aura le démarrage de la construction du nouveau siège du PMU, qui sera financé sur fonds propres de l’entreprise. Et le boss du PMU de dire ceci : «Grâce au ministère de l’Économie et des Finances, nous avons pu bénéficier d’un hectare au niveau du Champ hippique de Bamako pour la construction de notre nouveau siège».

Le directeur général de l’entreprise de courses hippiques a aussi rappelé que sa structure a exprimé aux autorités nationales, le besoin d’avoir un grand espace pour la construction d’un véritable hippodrome dans notre pays. Cette éventuelle infrastructure pourrait s’étendre sur plus de 30 hectares et sera un gros projet de développement. Pas seulement pour le PMU, mais aussi une fois installée en dehors de la ville, normalement elle va entraîner beaucoup d’externalités et de développement.

Le conférencier a également souligné qu’en plus de ces deux gros chantiers, son entreprise envisage de rénover ou reconstruire certaines agences de courses en direct ou des antennes dans les régions. Et ce qui nécessitera de  gros investissements cette année. «Sur le plan structurel en 2025, nous allons également opérationnaliser des coordinations que nous avons mises en place. Car, il faut aller à une certaine déconcentration de la gestion du PMU pour faire en sorte que nous ayons des représentations locales dans certaines grandes régions pour que le relais soit plus facile et pour que la gestion soit plus fluide et plus rapide», a-t-il dit.

En termes de difficultés, le directeur général de PMU a évoqué l’adhésion des partenaires sportifs à la plateforme d’audit et de régulation des jeux. Parce qu’il faut dire que cette situation nous a amené à un moment donné à suspendre même l’exploitation des plateformes. C’était un moment difficile, mais il fallait appliquer la loi et faire en sorte que le PMU qui jouit du monopole ait la possibilité de contrôler ce qui est déclaré comme chiffres d’affaires par ses partenaires. On était obligé d’aller à cette suspension, a dit Fassery Doumbia.

Parmi les difficultés, il faut signaler la gestion des sites de jeux illégaux et les jeux clandestins qui sont assez nombreux. C’est un gros challenge auquel il faut s’attaquer. «C’est une lutte quotidienne que nous menons. Et nous pensons qu’avec l’accompagnement des autorités, notamment du ministère de l’Économie et des Fiances, qui a mis en place une commission pour le suivi de ces jeux clandestins, nous viendrons à bout du fléau», a-t-il affirmé.

Exprimant ses vœux pour 2025, le directeur général de PMU Mali souhaite le meilleur pour le pays. Il a espéré que la sécurité soit plus renforcée. Pour sa société, qui jouit du monopole des jeux depuis maintenant 30 ans, Fassery Doumbia souhaite qu’elle puisse mettre en place ses propres plateformes de jeu, ce qui lui permettra d’exercer ce métier au lieu de continuer à rester dans une délégation totale d’autres partenaires.

Youssouf DOUMBIA

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