Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma s’exprimant après l’ouverture des travaux
Après trois jours d’échanges intenses réunissant administrateurs, chercheurs et partenaires techniques, notre pays a officiellement validé sa Stratégie nationale de renforcement des capacités phytosanitaires. Une étape majeure pour la compétitivité agricole et la sécurité alimentaire, saluée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et le ministère de l’Agriculture lors de la cérémonie de clôture.
À cette occasion, les participants ont souligné l’importance stratégique de ce document pour la protection des cultures, la sécurité alimentaire et la compétitivité du pays sur les marchés nationaux et internationaux. Prenant la parole au nom de la FAO, Maurice Koné, chargé de programme, a exprimé sa profonde satisfaction face à la qualité des contributions et à l’esprit de collaboration ayant marqué les travaux.
Il a rappelé que la santé des végétaux constitue un pilier essentiel pour réduire les pertes post-récoltes, renforcer la productivité agricole et accroître la résilience face aux ravageurs et maladies émergentes. «La FAO restera pleinement mobilisée aux côtés du Mali pour soutenir la mise en œuvre de la Stratégie, notamment à travers la Convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV)», a t-il rassuré.
Maurice Koné a également salué les recommandations portant sur le renforcement du cadre juridique et institutionnel, l’amélioration des infrastructures de diagnostic, la formation des acteurs, la gestion sécurisée des pesticides ou encore la mise en place de systèmes d’alerte précoce. «Cette Stratégie constitue désormais un outil de planification robuste, aligné sur les politiques nationales et les standards internationaux», a-t-il insisté.
De son côté, le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma, a qualifié le document validé de «précieux et déterminant» pour l’avenir du secteur agricole. Il a salué la qualité de l’expertise et les débats constructifs ayant permis d’aboutir à une Stratégie capable de répondre efficacement aux défis phytosanitaires. Rappelant la vision 2063 et la Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033), il a souligné que la sécurité phytosanitaire constitue un levier majeur pour atteindre la souveraineté alimentaire prônée par les autorités.
Face au changement climatique et aux pressions croissantes sur les écosystèmes, le ministre de l’Agriculture a parlé d’une «urgence absolue» à renforcer les capacités nationales en matière de protection des végétaux. Il a salué l’approche participative ayant permis d’aborder des questions clés comme l’organisation du système phytosanitaire, son financement ou encore la gestion des ressources humaines.
Daniel Siméon Kéléma n’a pas manqué de remercier les partenaires techniques et financiers, notamment la Banque mondiale et la FAO, pour leur soutien constant, avant d’exhorter les acteurs à rester mobilisés pour la phase cruciale de l’opérationnalisation.
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