Régulation des médias : La Hac et la Maison de la presse veulent se doter d’une «feuille de route réaliste»

La rencontre de deux jours, ouverte hier, permettra notamment, d’approfondir la réflexion sur les enjeux liés à l’autorégulation des médias dans notre pays

Publié jeudi 26 juin 2025 à 08:09
Régulation des médias : La Hac et la Maison de la presse veulent se doter d’une «feuille de route réaliste»

De gauche à droite, Gaoussou Coulibaly, président de la Hac, Mme Caecilia Wijgers, ambassadrice des Pays-Bas au Mali et Daouda Konaté, 1er vice-président de la Maison de la presse

 

La Haute autorité de la communication (Hac), en collaboration avec la Maison de la presse, organise des journées d’échanges sur la relance de l’autorégulation et les perspectives de la régulation des médias au Mali. Cette rencontre, qui se tient les 25 et 26 juin dans un hôtel de la place, permettra d’approfondir la réflexion sur les enjeux liés à l’autorégulation et définir les stratégies permettant de mettre en place un système dynamique d’autorégulation des médias au Mali.

La cérémonie de lancement, tenue hier, était présidée par le président de la Hac, Gaoussou Coulibaly, en présence de l’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Mali, Mme Caecilia Wijgers, du représentant de la Maison de la presse, Daouda Konaté et d’autres personnalités du monde des médias.

Faut-il rappeler que depuis l’avènement de la démocratie en 1991, la presse malienne s’est enrichie d’une diversité remarquable avec plus de 200 journaux, 500 radios, une quarantaine de télévisions et de nombreux sites web et de plateformes sur les réseaux sociaux. Ce pluralisme suppose en contrepartie une haute exigence de responsabilité, de professionnalisme et d’éthique.

Aujourd’hui, les défis sont nombreux et urgents, à savoir la désinformation, les discours de haine... «Ce contexte fait que la mise en place d’un organe d’autorégulation devient une nécessité professionnelle», selon le représentant de la Maison de la presse.

«Il ne s’agit pas de restreindre la liberté de la presse, bien au contraire. Il s’agit de garantir un espace d’expression libre mais responsable, où les journalistes et les professionnels des médias s’engagent volontairement à respecter des principes déontologiques et corriger les dérives», a précisé Daouda Konaté.

La Hac a inscrit la question de l’autorégulation à son agenda prioritaire dès sa deuxième mandature. Ainsi, ces deux journées permettront de bâtir une feuille de route réaliste et ambitieuse nourrie de contributions des acteurs nationaux et internationaux du Sénégal et du Bénin, a expliqué le président de la Hac. «Nous devons penser l’autorégulation des médias à l’aune du contexte socio-politique et sécuritaire actuel qui touche l’ensemble des pays de l’Alliance des États du Sahel», a déclaré Gaoussou Coulibaly.

Il a souligné que les mécanismes d’autorégulation ont pour objectif de permettre aux professionnels, eux-mêmes, d’être les premiers garants des principes déontologiques qui fondent leur métier loin de toute ingérence extérieure, mais dans le respect de la loi. Le patron de la Hac a assuré que sa structure prendra toute sa part dans le suivi et l’accompagnement des décisions issues de la rencontre.

L’ambassadeur du Royaume des Pays-Bas au Mali a salué la rapidité avec laquelle le projet, recommandé par la Hac a été réalisé dans un esprit d’engagement. Mme Caecilia Wijgers a indiqué que cette rencontre est un espace de dialogue et un bon signal pour consolider le travail technique entre la Hac et l’ambassade.

Aminata DJIBO

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