Semaine nationale de la sécurité routière : Stop à l’excès de vitesse

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, le Général de division Daoud Aly Mohammedine et sa collègue des Transports et des Infrastructures, Mme Dembélé Madina Sissoko, ont lancé hier la 21è édition de la Semaine nationale de la sécurité routière à Markaforo, dans la Commune rurale de N’Gabakoro (Région de Koulikoro). C’était en présence du gouverneur de la Région de Koulikoro, le Colonel Lamine Kapory Sanogo et de plusieurs personnalités.

Publié mardi 15 juillet 2025 à 08:13
Semaine nationale de la sécurité routière : Stop à l’excès de vitesse

Remise symbolique de matériels de sécurité routière

 


Placée sous le thème intitulé «Excès de vitesse : un danger mortel sur la route», cette campagne d’information et de sensibilisation des usagers de la route est l’une des nombreuses initiatives du département en charge des Transports. Prévue dans plusieurs localités du pays, elle prendra fin le samedi 19 juillet 2025.

Au cours du lancement, des séances de contrôle de limitation de vitesse ont été effectuées avec les nouveaux radars acquis par l’Agence nationale de sécurité routière (Anaser). Ce fut également l’occasion pour les ministres des Transports et de la Sécurité de procéder à une remise symbolique de matériels de sécurité routière, composés de radars, de testeurs de drogue, d’alcootests, de cônes de balisage et de bâtons lumineux.

Selon la ministre des Transports et des Infrastructures, le thème a été choisi en rapport avec l’actualité. Mme Dembélé Madina Sissoko a expliqué qu’en 2024, les accidents de la circulation routière ont été causés par plusieurs facteurs, principalement l’excès de vitesse, responsable de 27% des accidents avec 3% de blessés graves et 40% de tués. Le deuxième facteur est la non-maîtrise du véhicule, qui dépend elle aussi de la vitesse de circulation. Elle est à l’origine de 16% des cas d’accidents, avec 16% de blessés graves et 1% des décès.

«L’excès peut être évité, mais les conducteurs n’y arrivent pas. Le Mali dispose d’une réglementation qui prévoit pratiquement toutes les conditions pour éviter les accidents», a informé la ministre Mme Dembélé Madina Sissoko. Et d’illustrer qu’un conducteur qui roule à 50 km/h, s’il heurte quelqu’un, la personne fait une chute de 10 mètres, ce qui correspond à une chute de trois étages. «Elle a alors 80% de chances de survivre. Mais si ce même conducteur roule à 80 km/h et heurte une personne, cette dernière n’a que 10% de chances de survivre», a-t-elle affirmé, appelant à un effort commun pour minimiser les dégâts.

Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile a, quant à lui, salué l’initiative tout en remerciant sa collègue chargée des Transports. Daoud Aly Mohammedine a félicité l’Anaser, la Gendarmerie, la Police et la Protection civile qui viennent en aide pour le renforcement des capacités dans la lutte contre l’incivisme. «Nous sommes régulièrement approvisionnés en équipements. Ce n’est pas la première fois», a-t-il déclaré, insistant sur le respect du Code de la route afin de minimiser les dégâts.

Ainsi, dans la Stratégie nationale de la sécurité routière 2021-2030, parmi les six infractions à haut risque, l’excès de vitesse arrive en tête, suivi du non-respect de la priorité, du mauvais dépassement, du non-respect de la signalisation, de l’imprudence du piéton et de la non-maîtrise du volant. Selon le document, ces infractions représentent 80% de l’ensemble des infractions de la circulation routière.

C’est pourquoi, l’Anaser envisage, au cours de la 21è édition de la Semaine nationale de la sécurité routière, de sensibiliser sur l’excès de vitesse les chauffeurs professionnels, les passagers des compagnies de transport et les usagers d’engins motorisés à deux ou trois roues.

Aminata DJIBO

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