Les comédiens ont incarné avec intensité l’histoire d’un amour impossible entre un griot qui brûlait de mille feux pour une noble. Cette passion morganitique est ecrasée par le poids des traditions dans une société conservatrice où le rang social prime sur les sentiments. Écrite par Salimata Togora et mise en scène par Mohamed Diawara, la pièce explore la préservation de nos valeurs sociétales tout en sensibilisant sur la dignité, l’honneur, la droiture et le respect des traditions autant de valeurs ancrées dans nos sociétés.
Le public a été transporté pendant 1h30 minutes dans une société conservatrice trouvant son socle dans les valeurs à la citoyenneté. À travers le personnage de Bakary, fils d’un homme droit devenu corrompu, et celui du griot intègre, les dialogues percutants et les scènes d’une grande intensité donnent une leçon de morale sociale. «On peut être griot et avoir de la dignité, comme être noble et manquer d’honneur», explique le metteur en scène, Mohamed Diawara pour qui les valeurs humaines dépassent les statuts hérités.
Le titre “L’ombre du soir”, littéralement «Chou dia», renvoie selon l’autrice de la pièce à une escapade amoureuse révélant au grand jour une relation interdite. Une métaphore de la lumière jetée sur des réalités sociales enfouies. Cette création, selon elle, est née d’un appel lancé par le ministère en charge de la Culture à l’occasion de l’Année de la culture, dans le cadre d’un concours de pièces autour des valeurs citoyennes.
«L’idée germait déjà, on a saisi l’occasion avec le concours du département en charge de la Cultre pour traiter le sujet sur les valeurs culturelles et la citoyenneté. Comme nous aimons les griots dans notre société, on a choisi de prendre cet angle pour parler de ces valeurs parce qu’ils font partie intégrante de la société et interviennent dans leur préservation parce qu’ils sont les gardiens de la mémoire collective», a déclaré Salimata Togora.
Lauréate du concours, l’ANC livre ici sa première production professionnelle, soutenue par le ministère en charge de l’Artisanat.
Tamba CAMARA
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.