L’Essor : Nous sommes en pleine CAN au Maroc. Après deux journées dans le groupe A, quelle est votre analyse sur l’équipe nationale du Mali qui a tenu tête aux Lions de l’Atlas ?
Abdelkrim Merry : C'est une équipe qui va très bien. Les Aigles sont soudés et ils ont réalisé un très bon match face au Maroc (1-1). C’est vrai que cette équipe nous a fait du mal sur le terrain, mais ce nul n’est pas la fin du monde pour nous. C’est tout simplement le résultat face à une belle équipe du Mali qui a un énorme potentiel.
L’Essor : Selon votre expertise, quelles sont les nations favorites pour le sacre final ?
Abdelkrim Merry : Pour le moment, je vois un groupe de quatre ou cinq pays qui se détachent, notamment le Sénégal, le Mali, le Maroc et l’Égypte. Ces pays seront là jusqu'au bout, c’est normal. Mais vous savez, le statut de favori ne veut rien dire sur le terrain.
L’Essor : Diriez-vous que cette édition 2025 est la plus ouverte de l’histoire ?
Abdelkrim Merry : Très ouverte, sincèrement ! On ne peut pas encore dire qui va l’emporter. Le Maroc organise et nous voulons gagner chez nous. Nous avons le potentiel, les infrastructures et un public exceptionnel. On espère décrocher cette coupe parce que le peuple marocain en a besoin.
L’Essor : Un débat agite les coulisses de la CAF, à savoir le passage de la CAN de deux à quatre ans. Quel est votre avis sur ce changement annoncé par le président de la CAF, Patrice Motsepe ?
Abdelkrim Merry : On en parle pour l'horizon 2028. Honnêtement, je pense que quatre ans, c’est beaucoup trop long. Personnellement, je trouve que le rythme actuel de deux ans est bien meilleur pour le football africain. C’est la CAF qui décide, mais passer à quatre ans serait dommage. Restons sur deux ans, c'est ce qui fait la force et la vie de notre compétition.
L’Essor : Depuis que vous avez quitté les terrains professionnels, vous restez très actif dans le milieu du ballon rond. Quelles sont vos activités aujourd'hui ?
Abdelkrim Merry : Je suis resté dans mon élément ! Aujourd'hui, je suis consultant sportif, notamment à la radio, mais ma grande fierté est mon école de football, la KFA située à Dar Bouazza (Casablanca). Nous formons des jeunes de 4 à 17 ans. J’organise également des matchs. Le football, c’est ma vie, et je continue de travailler pour son développement.
Envoyé spécial
Ladji Madihéry DIABY
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