Cette réforme ambitieuse vise à moderniser un cadre juridique devenu étroit face aux réalités du sport mondial. L’une des pierres angulaires de cette réforme est le renforcement du rôle régalien de l’État. Constatant des difficultés dans le suivi des activités et un déficit de redevabilité du mouvement sportif, le gouvernement muscle ses prérogatives. Désormais, le ministère en charge des Sports exercera un contrôle accru, notamment sur l’appui et le suivi des activités physiques, la gestion des ressources lors des manifestations internationales, la conformité des textes statutaires des différentes structures sportives.
Pour s'aligner sur les standards internationaux et les dispositions de l’Organisation pour l'harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA), la loi définit désormais clairement le concept de «société sportive». Cette ouverture permet de sortir du modèle purement associatif pour embrasser des structures plus professionnelles. Par ailleurs, l'harmonisation des organes de lutte antidopage avec les textes mondiaux devient une priorité, garantissant l'éthique et la crédibilité des athlètes maliens sur la scène internationale.
Le texte introduit une séparation nette entre le sport scolaire et le sport universitaire. Jusqu’ici fusionnés, ces deux secteurs seront désormais gérés selon leurs spécificités propres. Cette structuration vise à mieux détecter les talents dès le bas âge et à offrir aux étudiants des compétitions adaptées, en phase avec les instances internationales. La loi modifiée s’attaque de front à la gouvernance des fédérations. Deux mesures phares marquent ce tournant. Il est désormais interdit de cumuler des fonctions administratives au sein du ministère des Sports avec des fonctions électives ou exécutives dans les fédérations civiles.
La moralité devient une condition sine qua non pour accéder aux postes de premier responsable, afin de restaurer l'intégrité du management sportif. C’est sans doute l’innovation la plus symbolique : la création d’un Conseil national des anciennes gloires. Longtemps restées en marge, les figures emblématiques du sport malien seront désormais officiellement sollicitées pour apporter leur expertise et contribuer au rayonnement des disciplines qui ont fait leur renommée. Avec un suivi médical renforcé par le Centre de médecine du sport et une structuration plus rigoureuse, cette réforme ne se contente pas de corriger des textes, elle dessine les contours d'un sport malien plus professionnel, transparent et tourné vers la performance.
Ladji Madihéry DIABY
Le Djoliba AC maintient le cap. Les Rouges ont prolongé leur série de victoires (3 succès d’affilée) en dominant sur le fil l’ASKO (1-0), dimanche dernier au stade Ouezzin Coulibaly pour le compte du match en retard de la 13è journée..
Le coup d’envoi du 1er championnat national de handball à l’école a été donné dimanche dernier, au Palais des pionniers, à Magnambougou (Commune VI du District de Bamako). La compétition qui met aux prises 12 équipes (6 masculines et 6 féminines) se poursuivra jusqu’au 1er avril, date.
Le Mali et la Russie s’affrontent en match amical cet après-midi (17h GMT) au stade Gazprom Arena de Saint-Pétersbourg..
Le ministre de la Jeunesse et des Sports chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba a animé hier au Palais des pionniers sa traditionnelle conférence de presse mensuelle..
La finale de la 14è édition du championnat national, remportée 119-115, jeudi dernier, par l’équipe de Néhémie face à Babembabougou de Sikasso, restera comme l’une des plus relevées de l’histoire de la compétition.
Le Conseil général électif de la Fédération malienne de handball (FMHB) est prévu le 11 avril à Bamako. Le président sortant, le commissaire-colonel Cheick Mamadou Chérif Tounkara, a officiellement déclaré sa candidature, jeudi dernier, lors d’une conférence de presse, tenue au siège .