À l’issue de cette rencontre inaugurale et hautement stratégique, les chefs
d’état-major de l’AES, ont décidé de la création d’une force conjointe qui sera
opérationnelle dans un «bref délai», a annoncé à l’issue de la réunion le chef
d’état-major des Armées du Niger, le général de Brigade Moussa Salaou Barmou.
Le haut gradé de l’Armée nigérienne a indiqué que les participants sont
parvenus à élaborer «un concept opérationnel permettant d’atteindre les
objectifs en matière de défense et de sécurité assignés par les autorités des
États de l’Alliance».
À ce propos, l’officier général s’est réjoui qu’après les échanges riches
et fructueux, les différents points inscrits à l’ordre du jour ont été discutés
et que les délibérations de hautes factures traduisent la qualité des échanges
et surtout de l’intérêt que les responsables militaires portent aux questions
de sécurité et de défense sur toute l’étendue du territoire de l’AES.
Selon le haut gradé du Niger, les participants ont saisi l’opportunité de
cette rencontre de Niamey pour faire le point de la situation sécuritaire qui
prévaut dans l’espace du Liptako-Gourma, certes dégradée, «mais qui est en
phase d’être maîtrisée avec le nouveau dynamisme observé dans la conduite des
opérations au niveau des trois pays de l’Alliance». Le général Barmou s’est
ensuite dit convaincu qu’avec les efforts conjugués des trois pays, ils
parviendront à créer les conditions d’une sécurité partagée. Ce qui constitue
un objectif au centre des préoccupations des États et des vaillantes populations
de l’espace en quête de paix et de stabilité.
«Ainsi, nous sommes arrivés à concevoir une force conjointe des pays de
l’AES qui sera opérationnelle dans un plus bref délai pour prendre les défis
sécuritaires dans notre espace», a conclu le chef d’état-major des Armées du
Niger.
Pour rappel, l’Alliance des États du Sahel a été créée le 16 septembre
2023, à travers la signature conjointe des chefs d’État du Mali, le colonel
Assimi Goïta, du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré et du Niger, le général
Abdrahamane Tiani, de la Charte du Liptako-Gourma, un pacte de défense mutuelle
conclu entre les trois pays.
Dans les faits, la collaboration est déjà une réalité entre les Armées des trois pays. Par exemple lors de l’attaque contre une position de l’Armée malienne à Labbezanga cette semaine, les soldats nigériens ont prêté main forte à leurs frères d’arme du Mali pour infliger de lourdes pertes aux assaillants.
Aboubacar TRAORE
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