La problématique de l’assainissement du District de Bamako était, hier
au ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, au
centre des échanges entre le gouvernement et les acteurs impliqués dans le
domaine.
C’était lors d’une réunion
hebdomadaire dont les travaux ont été dirigés par le ministre d’État, ministre
de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, colonel Abdoulaye Maïga. C’était en présence
du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement
durable, Modibo Koné et de sa collègue des Transports et des Infrastructures,
Mme Dembélé Madina Sissoko.
Cette rencontre a permis aux participants d’identifier la problématique
de l’insalubrité à Bamako. Pour le colonel Abdoulaye Maïga, le problème de
l’assainissement de la capitale est «structurel» et ne peut être réglé de
manière instantanée.
Cependant, s’est-il félicité, il y a un début de solutions
grâce à l’implication de tous les acteurs. Le ministre a indiqué qu’ils ont
résilié le contrat que l’Etat avait avec la société Ozone pour des raisons de
souveraineté, dont le respect est l’un des trois principes clés qui guident
l’action publique dans notre pays. Mais aussi pour des raisons d’efficacité.
«Parce que la collaboration entre la mairie du District et Ozone n’était pas
opérationnelle. Malgré des interventions de la société, il y avait toujours des
points noirs ici et là», a dénoncé le ministre d’Etat.
En lieu et place,
dira-il, nos efforts ont consisté à remettre la Voirie du District sur pied,
«cette voirie qui nous a fait notre honneur et fierté il y a des années». Grace
à l’appui de l’État par le truchement de l’Agence nationale d’investissement
des collectivités territoriales (ANICT), la Voirie a été dotée en matériels,
notamment des camions de ramassage d’ordures d’une valeur de 780 millions de
Fcfa.
17,4 MILLIARDS DE FCFA- Aussi, le ministre d’État a-t-il annoncé la
signature entre le ministère en charge de l’Economie et la Banque mondiale d’un
accord de prêt s’élevant à environ 17,4 milliards de Fcfa pour reconstruire la
décharge finale de Noumoubougou (Région de Koulikoro). Il a rappelé
qu’initialement, cette décharge finale devait être moderne, permettant le tri
et le traitement des déchets.
Son budget initial s’élevait à 7 milliards de
Fcfa. «Malheureusement, ce que nous avons à Noumoubougou n’est pas du tout ce
qui était prévue. Cette décharge est loin d’être fonctionnelle», a regretté le
colonel Abdoulaye Maïga. Il a, en outre, signalé qu’un audit a été mené et a
révélé beaucoup de dysfonctionnements.
Le ministre en charge de l’Administration territoriale a assuré que les
travaux de la reconstruction de la cette décharge commenceront très bientôt. Il
a aussi annoncé l’acquisition d’un financement pour la construction d’une autre
décharge finale à Moutougoula (Cercle de Kati). Ce qui permettra, selon lui, à
Bamako d’avoir deux décharges finales et d’autres infrastructures de traitement
de déchets.
Le colonel Abdoulaye Maïga a également annoncé la construction d’une
nouvelle décharge de transit à Médina Coura en Commune II du District de
Bamako. Sa construction démarrera dès la semaine prochaine sur financement du ministère en charge des Transports.
Ces infrastructures permettront de réduire encore la pression en termes de déchets dans notre District, a souligné le ministre d’Etat qui a appelé les populations de Bamako à plus de patience, assurant que le gouvernement posera le jalon d’une solution durable pour régler le problème de l’assainissement dans la capitale. Il n’a pas manqué de remercier les personnes de bonne volonté pour leur implication dans la gestion des ordures.
Bembablin DOUMBIA
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.