La création de cette banque répond à un besoin stratégique qui est de pouvoir mobiliser des ressources longues et adaptées pour financer des secteurs structurants
En prélude à la tenue de l’Assemblée générale constitutive de la Banque confédérale pour l’investissement et le développement de l’AES (BCID-AES), prévue demain à Bamako, les experts des trois pays membres de la Confédération (Mali, Burkina Faso, Niger) sont réunis, depuis hier dans un hôtel de Bamako, pour affiner les documents essentiels à la création de cette nouvelle institution financière stratégique. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par Souahibou Diaby, représentant le ministère de l’Économie et des Finances.
Dans son intervention, le représentant du ministère de l’Économie et des Finances a rappelé l’enjeu majeur de ces travaux préparatoires, qui doivent permettre aux ministres des Finances réunis en tant que Conseil des gouverneurs de disposer de bases techniques, juridiques et institutionnelles solides pour la création effective de la banque.
«Nous attendons de ces travaux des propositions concrètes afin de faire de la BCID-AES un véritable levier de développement au service de nos populations», a déclaré Souahibou Diaby. Selon lui, la création de cette banque répond à un besoin stratégique exprimé par les Chefs d’État de la Confédération AES, celui de pouvoir mobiliser des ressources longues et adaptées pour financer des secteurs structurants (infrastructures, industrialisation, agriculture de transformation, énergie, eau, transport, numérique et habitat). Pour sa part, le directeur général de la planification et de la programmation du développement au ministère de l’Économie et des Finances du Niger, Dr Garba Hima Mamane Bello, a rappelé que la BCID-AES est le fruit d’une volonté souveraine des Chefs d’État.
«Cet instrument de financement ne peut être opérationnel tant que nous n’avons pas finalisé les documents techniques nécessaires. Il s’agit de créer une banque capable de financer nos projets de manière flexible et totalement souveraine», a-t-il expliqué. Le chef de la délégation nigérienne a insisté sur la différence entre l’institution et les banques de développement classiques, souvent centrées sur le décaissement sans réel suivi des réalisations. «Nous travaillons pour produire des documents sains et complets, à soumettre prochainement au Conseil des ministres ici à Bamako», a-t-il ajouté.
Pour Larva Issa Kobyagda, directeur général de l’économie et de la planification du Burkina Faso, la BCID-AES représente bien plus qu’une simple banque. «C’est une institution souveraine et solidaire, conçue pour répondre aux ambitions collectives des États de l’AES», a-t-il souligné. Selon lui, cette réunion technique vise à préparer les documents à soumettre aux ministres, qui devront consacrer l’acte constitutif de la banque avant sa transmission aux Chefs d’État pour validation finale.
Il a également précisé que la BCID-AES se distinguera par sa capacité à financer des projets intégrateurs et structurants pour les trois pays, mobiliser des ressources adéquates pour les grands chantiers, et accompagner les États avec expertise technique dans la mise en œuvre des investissements.
«L’objectif final est de construire un espace plus intégré, plus solidaire et porteur d’une ambition commune de développement et de vivre ensemble», a affirmé Larva Issa Kobyagda. Cette rencontre des experts marque une étape importante dans la construction de cet instrument financier confédéral capable de soutenir la transformation économique de l’espace AES.
Gaoussou TANGARA
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