Disons-le sans ambages, le monde du basket-ball national n’avait vraiment pas besoin de cette affaire. Ébranlée depuis plusieurs mois, à cause de la suspension infligée à ses principaux dirigeants par la Fédération internationale de basket-ball (FIBA-Monde) dans l’affaire dite de harcèlement sexuel, la Fédération malienne de basket-ball (FMBB) nourrissait l’espoir de soigner son image sur le plancher, à travers notamment la 3è fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde, Zone Afrique et le Championnat du monde U17 Garçon. Malheureusement, c’est tout le contraire qui s’est produit avec la disqualification de notre pays, suite au refus des joueurs de la sélection nationale de jouer pour protester contre le non-paiement de leurs primes. Sauf erreur de notre part, c’est la première fois dans l’histoire du basket-ball national que notre pays quitte une compétition internationale de la sorte.
Forcément, les supporters sont déçus et il ne fait guère de doute que l’on parlera longtemps de cette disqualification et de ses conséquences pour le monde du basket-ball. Depuis l’annonce de la mauvaise nouvelle, nos concitoyens se posent la même question : pourquoi les joueurs ont attendu leur arrivée au Rwanda pour prendre une telle décision ? Non contents de boycotter le tournoi, le capitaine Djambo et ses coéquipiers exigent également des changements «à la fédération et au ministère en charge des sports».
On peut comprendre qu’un joueur réclame des primes de sélection et de participation à une compétition lorsqu’il est appelé en équipe nationale. C’est même son droit le plus absolu parce que les sélections nationales représentent la vitrine du pays et seuls les meilleurs et les plus méritants se retrouvent dans les différentes équipes nationales. En quelque sorte, la prime est comme un salaire que les sportifs perçoivent avant, pendant et après chaque campagne. Ce n’est donc pas le fait d’avoir réclamé le paiement de leurs primes avant le début de la Coupe du monde que le capitaine Djambo et ses coéquipiers ont fauté et porté atteinte à l’image du pays, mais plutôt le timing et le lieu choisis par les joueurs pour annoncer cette décision.
À ce niveau, c’est inexplicable de voir les joueurs d’une sélection nationale prendre une telle décision, quelques heures seulement avant leur entrée en lice dans une compétition de cette envergure et, de surcroît dans un pays étranger. Quelle mouche a donc piqué le capitaine Djambo et ses coéquipiers ? Alors que les supporters attendaient de la sélection nationale un rachat lors de cette 3è fenêtre des éliminatoires pour préserver ses chances de qualification à la phase finale du Mondial, l’équipe quitte la compétition par la petite porte, sans combattre.
C’est vrai que le basket-ball malien est comme un avion sans pilote depuis de longs mois et que le département de tutelle, dont on connaît le budget, a du mal à payer les primes des sélections nationales. Mais de là à boycotter une Coupe du monde, il y a un pas que les joueurs de la sélection nationale n’auraient jamais dû franchir. Surtout la sélection nationale senior qui, à l’instar de l’équipe nationale de football, est financée à coup de centaines de millions de Fcfa par les autorités sportives du pays, mais qui n’a jamais réussi à faire résonner l’Hymne national à l’échelle internationale.
La ligne rouge a été franchie au Rwanda et l’on attend des décisions fortes de la part du ministère en charge de la Jeunesse et des Sports et de la Fédération malienne de basket-ball. Les joueurs de la sélection nationale doivent avoir à l’esprit que primes riment avec résultats et qu’ils doivent d’abord s’exprimer sur le terrain, avant de demander quoique ce soit au ministère ou à la fédération. Ils auraient joué et décroché leur qualification pour le prochain tour, personne n’aurait à redire sur les doléances mises sur la table au Rwanda. Hélas, l’équipe a choisi une autre voie.
Soulemane Bobo TOUNKARA
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