La réunion des ministres du comité ministériel
«Développement» de la Confédération, vendredi dernier au CICB, consacrée à la
large concertation sur le projet de création de la Banque confédérale pour
l’investissement et le développement (BCID-AES), en est l’illustration
éloquente. Cette Banque va positionner le Burkina Faso, le Mali et le Niger
comme un acteur majeur dans le concert des nations africaines et mondiales.
L’ouverture des travaux de cette importante
rencontre a été présidée par le Premier ministre, le Général de Division
Abdoulaye Maïga. C’était en présence de son homologue du Niger Ali Mahaman
Lamine Zeine, des ministres chargés des Finances du Mali et du Burkina Faso,
respectivement Alousséni Sanou et Dr Aboubacar Nacanabo.
La rencontre de Bamako marque ainsi une avancée
manifeste dans le processus de réalisation des actions prioritaires du pilier
«Développement» de la Confédération AES. Elle aura permis de passer en revue la
situation socio-économique dans l’espace de la Confédération. À l’issue de
cette analyse, selon le communiqué final, des actions prioritaires ont été retenues
afin d’opérationnaliser la BCID-AES en vue de stimuler la mise en œuvre de
projets structurants et intégrateurs pour améliorer les conditions de vie des
populations. Il ressort de ce document que les ministres ont convenu
d’accélérer la libération du capital de la BCID-AES.
Aussi, ont-ils exprimé
leur satisfaction quant aux importantes avancées enregistrées dans les domaines
de la «Défense et sécurité, de la Diplomatie et du Développement». «Cette réunion marque une étape supplémentaire
dans notre volonté commune de doter la Confédération des États du Sahel d’un
instrument financier solide, adapté à nos réalités, et porteur d’une ambition
collective, celle d’un développement souverain, durable et inclusif», s’est
félicité le ministre Alousséni Sanou.
Il
a expliqué que la création de la BCID-AES n’est pas seulement une nécessité
économique, c’est un acte politique majeur, un signal fort de l’engagement des
autorités de l’AES à bâtir une souveraineté financière, gage d’une prospérité
partagée. «Une banque au service de la transformation structurelle de nos
économies, une institution capable de financer nos projets d’infrastructures,
d’énergie, d’industrialisation, d’agriculture, de technologies et d’éducation,
une réponse concrète aux défis de l’emploi des jeunes», a détaillé le ministre
Sanou.
«Aujourd’hui, nous marquons notre engagement à faire plus pour que le
rêve de l’AES puisse être une réalité avec des actions concrètes», s’est réjoui
Dr Aboubacar Nacanabo, ministre de l’Économie, des Finances et de la
Prospective du Burkina Faso. Et pour le Premier ministre, ministre de
l’Économie et des Finances du Niger, il faudrait après avoir défendu le destin
des trois États, faire en sorte que ses richesses soient exploitées.
L’instrument qu’il faut a fait l’objet de discussions et les documents seront
soumis aux trois Chefs d’État pour qu’ils valident la création de cette Banque
confédérale, selon Ali Mahaman Lamine Zeine.
Le Premier ministre du Mali a fait savoir que
c’est une nouvelle page qui marque non seulement la volonté de souveraineté
retrouvée, mais aussi l’audace d’un avenir repensé et remodelé par le Collège
des Chefs d’État de la Confédération AES. Le Général de division Abdoualye
Maïga a exhorté les ministres concernés à poursuivre les actions entamées et
les efforts déployés, avec détermination. Cela en faisant de la BCID-AES, à
moyen et long termes, un pilier solide du développement économique et social du
Sahel.
Babba COULIBALY
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