Le ministre Ibrahim Ikassa Maïga (d) demande l’implication des agents de la haute administration de l’état pour l’atteinte des objectifs
Après les hommes des médias, c’était au tour des agents de
la haute administration de l’État d’être outillés, vendredi dernier, par le
triumvirat du gouvernement sur le Cadre stratégique de la refondation de l’État
(CSRE 2022-2031). Cette équipe gouvernementale est composée des ministres de
l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel Abdoulaye
Maïga, de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les institutions,
Ibrahim Ikassa Maïga et celle déléguée auprès du Premier ministre, chargée des
Réformes politiques et institutionnelles, Fatoumata Sékou Dicko.
La rencontre
qui s’est déroulée au Centre international des conférences de Bamako, était
dirigée par le ministre de la Refondation de l’État, Ibrahim Ikassa Maïga et sa
collègue chargée des Réformes politiques et institutionnelles, Fatoumata Sékou
Dicko. Elle a enregistré la présence du commissaire au développement
institutionnel, Ahmed Mohamed Yahya, des représentants des institutions et des
secrétaires généraux des départements ministériels.
Assorti de plans d’actions, selon les explications fournies
par le commissaire au développement institutionnel, le CSRE tourne autour de
cinq axes stratégiques avec une vision : «un Mali nouveau bien gouverné, sécurisé
et stable, soucieux du développement durable, du vivre-ensemble et respectueux
des droits de l’Homme et des valeurs socio-culturelles». L’objectif général du
document est d’assurer un véritable processus de refondation du Mali à travers
la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation
(ANR), tenues en décembre dernier.
C’est pourquoi, il compte 517 actions, correspondant aux résolutions
des Assises. Ce qui traduit «les aspirations profondes des Maliens pour un Mali
nouveau», dira Ahmed Mohamed Yahya. Il faut noter que le budget prévisionnel du
Cadre stratégique pour la période 2022-2026 s’élève à 4.847, 7 milliards de
Fcfa. Toutefois, pour la période de la Transition qui concerne les actions
prioritaires du document, le budget prévisionnel est estimé à 384,4 milliards
de Fcfa.
Ces actions portent, notamment, sur l’élaboration et l’adoption de la
nouvelle Constitution ; la réforme du système électoral, prenant en compte
les Maliens établis à l’extérieur ; le parachèvement de la réorganisation
territoriale ; la restauration de la sécurité sur toute l’étendue du territoire
national et la relance de la croissance économique.
Dans son intervention, le ministre de la Refondation de l’État
a indiqué que le gouvernement a organisé cette rencontre avec la haute
administration et les institutions en raison de leur rôle central dans l’opérationnalisation
et la réussite du processus de changement en cours dans notre pays. Ibrahim
Ikassa Maïga a, par la suite, réaffirmé la volonté du trio du gouvernement de
vulgariser le Cadre stratégique auprès de toutes les forces vives de la Nation à
Bamako, dans les régions et dans les pays de résidence des Maliens établis à
l’extérieur.
Pour lui, ces activités constituent un paramètre important
de mise en œuvre efficace des recommandations issues des ANR pendant cette période
de Transition. D’ailleurs, les autorités de Transition ont déjà réaffirmé cette
volonté à travers la création et la mise en place du Comité indépendant de
suivi-évaluation des recommandations des Assises.
Le ministre Maïga dira que ce
Comité sera désormais «notre gendarme dans le cadre de la mise en œuvre
efficiente des ANR à travers un mécanisme de suivi et d’évaluation qui sera
exercé sur tous les pans de l’exécutif du pays». Ibrahim Ikassa Maïga a par
ailleurs demandé l’implication de ses interlocuteurs pour l’atteinte des
objectifs.
Le secrétaire général du département en charge du Travail, Dr Yaya Gologo, a, au nom de ses homologues, salué cette rencontre, qui permet, selon lui, à l’administration de s’approprier le Cadre stratégique et d’en faire une traduction concrète à travers les actes qui vont être posés et les décisions qui seront prises.
Bembablin DOUMBIA
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.