Campagne agricole 2025 : 88% des superficies déjà emblavées à la date du 31 juillet

La campagne agricole en cours a connu un démarrage précoce au niveau de certains bassins de production, occasionnant des besoins pressants en intrants agricoles, notamment les engrais. Elle est marquée par de fortes quantités de pluies avec quelques arrêts constatés par endroit, mais sans conséquences sur nos superficies cultivées.

Publié vendredi 15 août 2025 à 07:58
Campagne agricole 2025 : 88% des superficies déjà emblavées à la date du 31 juillet

Le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon (d) et

son collègue chargé de l’élevage, Youba Ba

Nonobstant quelques contraintes qui ont marqué le démarrage de la campagne, les efforts conjugués des acteurs étatiques et non étatiques ont permis un niveau d’emblavure à la date du 31 juillet estimé à 7.596.189 d’hectares, toutes cultures confondues, sur une prévision de 8.644.942 hectares, soit un taux de réalisation de 88%. Ces précisions ont été données hier par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kéléma qui présidait la réunion du conseil élargi de cabinets des départements en charge du secteur du développement rural. C’était dans la salle de réunion de la DFM du ministère de l’Agriculture. 

L’objectif de cette importante activité est de faire le point de la mise en œuvre des recommandations de la 15è session du Conseil supérieur de l’agriculture (CSA) ainsi que du déroulement de la campagne agricole. Ainsi, les échanges ont permis de faire une analyse critique de l’évolution de ces différents points de façon participative, afin d’envisager les corrections nécessaires pour la bonne conduite des activités.

À cette occasion, le ministre Daniel Siméon Kéléma a salué l’engagement des acteurs étatiques en faveur de la transformation durable de notre système agricole en vue de l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle prônée par les autorités. Il a rappelé que cette ambition est inscrite dans l’axe 3 de la lettre de cadrage du Président de la Transition et déclinée dans le plan d’action du Premier ministre. Aussi, la mise en œuvre de cette volonté a été prise en charge par les départements en change du développement rural à travers le plan de campagne validé par le CSA.

En guise de rappel, les objectifs de campagne se définissent comme suit : au titre des productions végétales, il est attendu 11.682.721 tonnes de céréales, 682.000 tonnes de coton graine, 243.280 tonnes de pomme de terre, 881.208 tonnes d’oignons/échalote et 810.900 tonnes de mangue. En ce qui concerne les productions animales, 15.819 tonnes de lait doivent être collectées, 203.441 tonnes de viande doivent être contrôlées. Il est également prévu la production de 684.722.585 œufs de consommation, 10.288.577 sujets de poulet de chair et 18.000 insémination. S’agissant de la production halieutique et aquacole, il est attendu une production de 128.880 tonnes de poisson frais.

Pour le ministre de l’Agriculture, l’atteinte de ces objectifs exige de mettre les bouchées doubles pour l’approvisionnement des exploitants agricole en intrants et équipements agricoles et la structuration des filières agricoles. Il a plaidé pour la poursuite des programmes d’intensification, la gestion rigoureuse et transparente et la mise en place d’un dispositif d’encadrement et d’appui conseil rapproché.

Daniel Siméon Kéléma a, en outre, fait part de la gratitude du monde rural à l’endroit du Chef de l’État et de son Premier ministre pour leur engagement en faveur d’une agriculture moderne et compétitive en vue de l’atteinte du bien-être de la population. Toute chose qui, selon lui, a permis de boucler au mois de juin dernier le processus de payement du coton graine aux producteurs et de gérer convenablement les contraintes qui ont souvent entravé l’approvisionnement correct des producteurs. Dans la même veine, le gouvernement et certains de ses partenaires ont appuyé le monde rural à hauteur de 25.545 tonnes d’engrais minéraux, 5.390 tonnes d’engrais organiques et 50 tonnes de semences de maïs hybrides.

Lors de la clôture de la rencontre, le ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba, a soutenu l’importance de cet exercice qui est la boussole de la performance en ce qui concerne la mise en œuvre du programme de travail gouvernemental. Il a invité les acteurs à travailler main dans la main  pour une bonne assistance afin que la campagne puisse s’achever sur de bons auspices pour le bonheur des producteurs.  

Lougaye ALMOULOUD

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