Ce programme pilote est mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture à travers l’IER
L’activité a enregistré la présence du représentant du chef de bureau régional de la Banque islamique de développement (BID) de Dakar, Dr Clément Illa, du directeur général de l’Institut d’économie rurale (IER), Dr Kalifa Traoré, du coordonnateur national du programme, Dr Bocary Kaya, ainsi que des représentants des services d’agriculture, des fabricants et importateurs d’engrais chimiques et organiques et des partenaires de la recherche et du développement dans notre pays.
Ce programme pilote, d’une durée de trois ans, est financé à travers un prêt de 10 millions de dollars américains, soit environ 5,6 milliards de Fcfa, contracté auprès du Groupe de la Banque islamique de développement (BID). Le budget du Mali s’élève à 1,5 million de dollars américains, soit environ 840 millions de Fcfa. Il est mis en œuvre par le ministère de l’Agriculture à travers l’IER, qui travaillera dans les grands bassins de production, à savoir les zones cotonnières, notamment la CMDT et l’OHVN, les zones de riziculture comme l’Office du Niger et l’Office Riz Ségou, ainsi que les zones de céréales sèches (mil et sorgho) dans la Région de Koulikoro.
Les travaux de terrain, menés en étroite collaboration avec les structures de développement, porteront sur d’intenses activités de cartographie, de prélèvement et d’analyse d’échantillons de sols et de plantes, ainsi que sur des essais portant sur les courbes de réponse des cultures aux différents nutriments. Ils permettront in fine de proposer des formules d’engrais spécifiques par zones agroécologiques, types de sols et cultures. En plus de la formation et du renforcement des capacités du personnel, il est également prévu le relèvement du niveau technique du laboratoire Sols-Eaux-Plantes de l’IER de Sotuba aux standards internationaux, en vue de sa certification, et la mise en place d’un système robuste de gestion des bases de données.
Dans ses propos liminaires, le conseiller technique Amadou Cheick Traoré a rappelé que la baisse de la fertilité des sols est une contrainte majeure à la production agricole et contribue directement à l’insécurité alimentaire et à la pauvreté en Afrique subsaharienne. Selon lui, les exploitants agricoles ont besoin de données fiables sur les principales propriétés des sols pour prendre de meilleures décisions en matière de gestion de la productivité de leurs terres. De même, a-t-il souligné, des données sur les conditions agroécologiques et les besoins en nutriments des cultures sont nécessaires pour produire des formules d’engrais mieux adaptées, capables de rentabiliser les investissements des producteurs.
Selon Amadou Cheick Traoré, les formules d’engrais actuellement utilisées ne tiennent pas suffisamment compte de la diversité des sols et des zones agroécologiques. Il s’avère donc nécessaire de mettre au point de nouvelles formules. C’est dans ce contexte, dira-t-il, que les équipes de recherche de la Gambie, de la Guinée, du Mali, du Niger, du Sénégal et de la Sierra Leone ont conjointement élaboré un projet intitulé Programme régional de cartographie de la fertilité des sols, ayant pour principaux objectifs l’élaboration de cartes de fertilité des sols et l’adaptation des doses de fertilisation pour les principales cultures, en vue d’une agriculture durable et plus productive.
Pour sa part, le représentant du directeur du bureau régional de la BID à Dakar a souligné que la cartographie de la fertilité des sols en Afrique constitue un instrument stratégique au service de la sécurité alimentaire, du développement économique et de l’intégration commerciale du continent. Ce programme, financé par la Banque, couvre six pays : la Gambie, la Guinée, le Mali, le Niger, le Sénégal et la Sierra Leone.
Concernant l’état d’avancement de la mise en œuvre du programme au Mali, Dr Clément Illa a noté des progrès importants, notamment la signature du protocole d’accord entre le ministère de l’Agriculture et le Centre international pour la recherche en agroforesterie (Icraf), partenaire principal d’exécution du projet, et un taux de décaissement de 37%, très encourageant pour un projet encore à son stade de démarrage. Il a rappelé que, depuis l’adhésion du Mali à la Banque, les approbations du Groupe de la BID en faveur du pays ont atteint un volume total de 1.250 milliards de Fcfa. Le portefeuille actif de la BID au Mali compte quinze projets, dont cinq dans le domaine agricole.
Makan SISSOKO
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