Le Gouverneur de la BCEAO, Jeau-Claude Kassi Brou
Présidée par le Gouverneur de la BCEAO, Jean-Claude Kassi Brou, représenté par le Vice-gouverneur Rogatien Poda, la cérémonie a réuni responsables de la Banque centrale, partenaires académiques, enseignants, anciens diplômés et représentants des institutions d’origine des auditeurs. Elle a également été suivie en visioconférence dans les agences principales de la BCEAO.
Dans son intervention, le directeur des Enseignements et des Programmes de formation du COFEB, Fernand Aboutou, a rappelé que cette cérémonie traduit « l’engagement de la BCEAO à consolider son action en faveur du renforcement des capacités, du développement du capital humain et de la promotion de l’excellence académique ». Selon lui, la formation diplômante constitue l’un des principaux instruments de la Banque centrale pour accompagner la modernisation des administrations publiques et du système financier de l’Union.
Le responsable a souligné que le Master en Finances et Techniques Bancaires, accrédité par le Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES) depuis 2018, prépare des professionnels capables de répondre aux évolutions d’un environnement économique et financier en constante mutation. Le programme couvre notamment la macroéconomie monétaire et financière, les finances publiques, la gestion de la dette, la finance de marché, les techniques bancaires et les méthodes quantitatives.
Le cursus, d’une durée de douze mois, comprend neuf mois d’enseignements suivis d’un stage de trois mois sanctionné par un mémoire de fin d’études. Il mobilise des enseignants et experts de la BCEAO ainsi que des universitaires issus d’institutions africaines, européennes et nord-américaines. Le programme intègre désormais des modules consacrés à la blockchain, aux cryptoactifs, à l’Intelligence artificielle et au machine learning, afin d’anticiper les mutations des métiers de la finance.
Depuis sa création en 1977, le programme a formé 47 promotions, soit 1.828 diplômés provenant des huit pays de l’UEMOA, mais aussi de plusieurs autres États africains, notamment la Mauritanie, la République démocratique du Congo, le Burundi, le Rwanda, Djibouti et l’Union des Comores. La BCEAO accompagne également les auditeurs grâce à cinq bourses attribuées à chaque promotion, à la prise en charge des frais de formation et à la mise à disposition d’une résidence. Des mesures spécifiques visent aussi à favoriser la participation des femmes.
Au nom des auditeurs, Abey Jean-Simonnet Abey a salué une année de formation « d’une richesse remarquable », estimant que cette expérience a permis à la promotion d’acquérir « une vision plus globale et un sens accru des responsabilités ». Il a assuré que les lauréats mettront leurs compétences au service de leurs institutions et de leurs pays, en exerçant leurs fonctions « avec intégrité, compétence et déontologie ».
Le représentant du corps enseignant, le professeur Babacar Sène, a, pour sa part, invité les auditeurs à considérer cette étape comme « un tremplin » vers la poursuite de leur parcours académique et professionnel. Il les a exhortés à cultiver la curiosité intellectuelle, à embrasser l’innovation et à transformer les connaissances acquises en actions concrètes au bénéfice de leurs sociétés.
Clôturant la cérémonie au nom du Gouverneur, le Vice-gouverneur Rogatien Poda a insisté sur le rôle stratégique du capital humain face aux profondes transformations que connaît le secteur financier. Il a rappelé que les défis liés à l’inclusion financière, à la digitalisation des services, à la finance durable et à l’intelligence artificielle exigent des cadres à la fois compétents, innovants et capables d’anticiper les évolutions. Selon lui, cette ambition s’inscrit dans la nouvelle vision décennale de la BCEAO, qui vise à faire de l’institution « une banque centrale innovante, résiliente et au service des populations et du développement durable des économies de l’Union ».
Créé le 3 octobre 1977 et basé à Dakar, le COFEB s’est imposé comme un centre de référence dans la formation des cadres du secteur bancaire et financier de l’espace UEMOA. À l’approche de son cinquantenaire, prévu en 2027, le Centre entend poursuivre sa mission de renforcement des capacités et de production de connaissances afin d’accompagner les mutations du secteur financier et de contribuer au développement économique de l’Union.
Mariam A. TRAORÉ
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