La 5è session du conseil d’administration de la Conférence
des postes des états de l’Afrique de l’Ouest (CPEAO) se tient, depuis hier à
Bamako. L’ouverture des travaux était présidée par le Premier ministre, Choguel
Kokalla Maïga, en présence des membres du gouvernement, dont le ministre de la
Communication, de l’économie numérique et de la Modernisation de
l’administration, Me Harouna Mamadou Toureh. étaient aussi présents, le
président du conseil d’administration de la CPEAO, Mohamed Sita Cissé, celui de
l’Autorité malienne de régulation des télécommunications/TIC et des postes
(AMRTP), Saïdou Pona Sankaré, ainsi que le président directeur général de la
Poste du Mali, Ibrahima Haïdara, le secrétaire exécutif, Amadou Diouf, et le
représentant du directeur général de l’Union postale universelle
(UPU), Amadou Bello. La session qui se tiendra pendant quatre jours
examinera le rapport d’activités du président du conseil d’administration, les
rapports d’activités et financiers du secrétaire exécutif de la CPEAO, le
rapport de l’auditeur externe et le plan d’action 2021-2025...
La vision de la CPEAO est de «mettre la Poste au cœur de la
construction de l’espace ouest-africain en reconnaissant l’infrastructure
postale comme support essentiel du développement économique et social et en
l’intégrant aux priorités nationale et régionale». Selon Mohamed Sita Cissé, conformément
à cette vision, les usagers du service postal attendent légitimement des
opérateurs des services postaux, une modernisation accrue de leurs prestations et l’amélioration
continue de la qualité de celles-ci.
«Nos gouvernements respectifs doivent non
seulement s’inscrire dans cette optique, celle des services postaux et de
messagerie qui se transforment pour s’adapter à leur environnement tout en
demeurant utiles, mais aussi et surtout appuyer ce secteur, qui laisse à
désirer dans notre sous-région. Cela afin qu’il soit capable de mettre à la
disposition des populations, les services sociaux et gagner également le défi
de la bancarisation», a développé le président du conseil.
Pour lui, la Poste doit s’adapter aux nouvelles technologies
qui ne sont pas une menace, mais plutôt un avantage. Parlant des attentes, il a estimé que la
principale est de faire en sorte la CPEAO puisse accueillir les agents des
différentes Postes de la sous-région en termes de formation, d’accompagnement, de renforcement de capacité
et de transport sous-régional. C’est aussi le payement des cotisations à la
CPEAO des États membres et faire fonctionner le secrétariat exécutif comme une
véritable organisation internationale.
Le Premier ministre a
rendu un vibrant hommage à notre vaillante Armée pour les succès
remarquables contre les terroristes. Il a également indiqué que cette session
se tient à un moment important de l’histoire de l’activité postale de notre
pays. «Cette 5è session du conseil d’administration de la CPEAO, au-delà de
l’examen des différents documents, permettra à nos Postes d’ouvrir les grands
chantiers en cette ère de révolution du numérique, de diversification des
produits postaux et de dégager les sillages idoines pour leurs prospérités»,
dira Dr Choguel Kokalla Maïga.
À cet égard, le chef du gouvernement a assuré que les
acteurs des Postes ouest-africaines, présents, poseront les jalons d’un nouvel
engagement pour le futur. Et d’ajouter que le renouveau des activités
postales, bien qu’ardu, ne doit jamais souffrir de la résignation face aux
situations difficiles. Il a remercié la CPEAO pour son soutien à la candidature
de notre pays et tous ceux qui se sont investis à ses côtés pour permettre la
brillante élection de notre état comme membre du conseil d’administration de
l’UPU au congrès d’Abidjan en août 2021. Notre engagement pour bâtir un
environnement postal émergent tel que décrit dans la stratégie postale
d’Abidjan doit contribuer à rehausser le niveau du débat qui sera
inéluctablement enrichissant, a conclu le Premier ministre Maïga.
Pour le chef du gouvernement, dans un monde en perpétuelle mutation où les activités postales sont secouées par le numérique, la persévérance doit être de mise pour honorer le rendez-vous de la révolution numérique. Le Premier ministre espère, qu’avec la qualité et l’expérience des invités, sortiront de ces travaux des recommandations pertinentes et des pistes de réflexion en vue de parfaire les voies et moyens pour une émergence efficiente des Postes d’Afrique de l’Ouest. À l’occasion de ce grand rendez-vous postal, il a accordé une mention spéciale au ministre en charge de la Communication pour son engagement indéfectible aux côtés de la Poste du Mali.
Babba COULIBALY
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.