Le Projet a touché 789.001 élèves, dont 365.233 filles des 1ère et 2è années en langue nationale bamanankan
À cette occasion, les
responsables du Projet ont présenté, hier, à l’ambassade des États-Unis d’Amérique,
les résultats et les acquis engrangés au cours des 5 dernières années. Dans une
présentation de diapos, le coordinateur chargé des formations au sein du
programme, Youssouf Mohamed Haïdara, a révélé que le projet a atteint un
standard national de lecture de 31 mots par élève. Ils sont 19% des filles à avoir accompli cette prouesse.
Le
coordinateur ajoutera que 22% des filles ont atteint les compétences
recherchées dans la réalisation du projet contre 14% des garçons. Il a aussi
indiqué que plus de 18.000 kits pour lecture-écriture des classes de 1ère et 2è
années ont été distribués aux élèves. En outre, plus de 9.000 enseignants et
4.000 directeurs ont été formés.
Par ailleurs, 97% des enseignants appliquent
l’approche équilibrée, 80% d’entre eux utilisent l’émission interactive audio
(EIA) et 76% des pédagogues utilisent le système d’évaluation formative. Il est
bon aussi de souligner que 380 agents des Centres d’animation pédagogique (Cap)
et des Académies d’enseignement (AE) ont été formés.
Le coordinateur chargé des formations a aussi
déploré le fait que les grèves scolaires à répétition et la Covid-19 ont
impacté le Projet. La directrice du suivi-évaluation du Projet
«USAID-Mali-Sira», Mme Aude Vescovo, ajoutera que 7.900 volontaires ont été
formés pour les activités extra-scolaires de lecture.
On a également mis en
place avec l’appui du secteur privé 728 Yeelenkɛnɛ (espaces d’apprentissage,
d’écriture et de lecture) et plus de 255 parents d’élèves et superviseurs ont
reçu des connaissances sur l’utilisation du livret de lien parent et élève
appelé : «Mansa Cèsirijala» dans près de 4.000 communautés.
Plusieurs enseignants, élèves et autres pédagogues
ont soutenu que le Projet leur a été bénéfique. Ils ont souhaité sa
pérennisation. La directrice du Projet, Mme Suzanne Reier, a soutenu que le
partenariat entre le projet et le gouvernement à travers le ministère de
l’Éducation nationale a permis de déployer beaucoup d’efforts remarquables.
Pour sa part, la directrice de l’Agence américaine pour le développement
international au Mali (USAID-Mali), Mme
Miriam Lutz, a rappelé que le Mali jouit d’une grande richesse qui est la
multitude de ses langues.
Elle a soutenu qu’apprendre aux jeunes à lire et à
écrire surtout dans leurs langues maternelles est un cadeau à vie qui ouvre un
monde d’opportunités. Donner de la connaissance aux jeunes favorise
l’émergence d’une pensée critique et suscite l’imagination auprès de cette
couche. Mme Miriam Lutz a déclaré que le Projet « USAID-Mali-Sira» repose sur la passion et le dévouement des
enseignants et des directeurs d’écoles. Pour elle, le gouvernement américain
est engagé à travailler avec le Mali pour une éducation primaire de qualité et
des résultats positifs en termes d’apprentissage des enfants.
Le secrétaire général du ministère de l’Éducation
nationale, Kinane Ag Gadéda, a invité les enseignants bénéficiaires des
formations et avantages du programme à saisir cette opportunité pour former
d’autres apprenants. Et de souligner qu’un comité technique sera mis en place
pour la pérennisation des acquis. Le Projet «USAID/Mali-SIRA» signifie la route
vers le savoir, la connaissance et vise à améliorer
l’enseignement-apprentissage de la lecture-écriture des élèves des 1ère et 2è
années en langue nationale bamanankan. Il a touché 789.001 élèves dont 365.233
filles dans 3.944 écoles publiques et communautaires.
En outre, 7.970 enseignants, dont 3.296 femmes mobilisés pour les élèves dans les régions bambaraphones du pays : Koulikoro, Sikasso, Ségou et le District de Bamako. Le projet a aussi pu fournir du matériel d’enseignement et de lecture à 18.500 classes dans les écoles primaires.
Sidi WAGUE
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