Une vue du présidium lors de la rencontre
Présidée par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Bouréma Kansaye, la cérémonie s’est tenue à la Direction nationale de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, sise à la Cité universitaire de Badalabougou. Les travaux se poursuivront jusqu’au 28 août prochain.
Depuis 2009, le Cenou organise chaque année cet atelier, devenu un rendez-vous incontournable pour la prise en charge des nouveaux étudiants. L’objectif principal reste la construction d’un fichier unique, fiable et complet des bacheliers 2026.
Ce document de référence servira de base aux inscriptions, à la gestion des allocations financières, du logement, du transport et de l’aide sociale. «La qualité de ce fichier conditionne la fiabilité des opérations ultérieures et renforce la transparence et l’efficacité des services destinés aux étudiants», a souligné le directeur général du Cenou, Pr Synaly Traoré. Il a aussi rappelé que l’atelier constitue bien plus qu’une opération technique : il s’agit d’un cadre de collaboration entre les différentes structures intervenant dans la gestion des données étudiantes.
Au programme, figurent le point d’exécution des recommandations de l’édition 2025, la création de groupes de travail, l’uniformisation des fichiers, la vérification des effectifs d’admis, le renseignement des informations manquantes et, in fine, l’adoption d’un fichier unique accompagné de la génération des numéros matricules. «Ces travaux devront être conduits avec rigueur et attention», a insisté Pr Synaly Traoré, tout en remerciant les participants pour leur engagement en vue de préparer la rentrée universitaire 2026-2027 dans les meilleures conditions.
De son côté, Pr Bouréma Kansaye a salué la présence des acteurs et rappelé l’enjeu profond de cette démarche. «L’immatriculation est l’un des premiers actes par lequel notre administration prend en charge les nouveaux bacheliers», a-t-il déclaré.
Au-delà de l’aspect administratif, le ministre chargé de l’Enseignement supérieur a inscrit l’atelier dans la dynamique nationale de 2026, année placée sous le signe de l’éducation et de la culture, conformément à l’orientation donnée par le Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta. Il a également souligné l’importance de disposer d’une administration capable de connaître ses effectifs, de suivre les parcours et de prendre des décisions sur la base de données fiables.
Le ministre Kansaye a aussi mis en avant l’opérationnalisation des systèmes intégrés WOLONI (systèmes intégrés de gestion des institutions d’enseignement supérieur) et leur interconnexion avec l’Agence nationale pour la sécurité des actes de l’état civil (ANSAEC), la plateforme Porte-Édu du ministère de l’Éducation nationale et le Système intégré de gestion des œuvres universitaires (Sigou) du Cenou. Cette modernisation, a-t-il indiqué, vise à faciliter les démarches des étudiants, à réduire les déplacements et à garantir un traitement plus transparent des dossiers.
Il a salué les efforts déjà engagés par le Cenou en matière de digitalisation et encouragé la poursuite de ces initiatives. «Je compte sur votre expérience, votre rigueur et votre sens des responsabilités pour parvenir à un fichier final de qualité», a conclu Pr Kansaye.
Les participants, issus de l’ensemble des structures concernées, s’attellent désormais à la consolidation de ce fichier stratégique, étape clé pour l’organisation de l’année universitaire 2026-2027 et la modernisation continue de la gestion de l’enseignement supérieur malien.
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