Selon le ministre Bakary Doumbia, plus de 1.500 projets de jeunes ont été financés en une année
Évoquant les
difficultés à orienter la jeunesse vers le secteur agricole qui offre d’énormes
opportunités d’emplois, Bakary Doumbia a annoncé son ambition de digitaliser la
formation professionnelle. L’objectif est de rendre possibles les
formations à distance.
De son arrivée à la tête du département il y a un peu
plus d’un an à maintenant, le ministre Doumbia dit avoir dénombré 5.900 jeunes
ayant bénéficié d’actions de développement de l’esprit entrepreneurial. Selon
lui, 1.588 projets de jeunes ont été financés, 90 Petites et moyennes entreprises
ont bénéficié également de financement.
Outre les 2.996 emplois générés à
partir des activités de promotion de l’auto-emploi et de l’entreprenariat, 654
personnes ont bénéficié de formation professionnelle dans différents corps de
métier, dont 42,54% de femmes et 20 projets de formation ont été financés au
profit d’environ 1.556 jeunes, a souligné le ministre Bakary Doumbia, précisant
que 2.000 jeunes ont également été placés en stage professionnel.
À ces
acquis, s’ajoute la collaboration inter-agence notamment entre l’Agence
nationale pour l’emploi (ANPE), le Fonds d’appui à la formation professionnelle
(Fafpa), l’Agence pour la promotion de l’emploi des jeunes (Apej), l’Institut
national de l’ingénierie de la formation professionnelle (Iniforp) et l’Observatoire
national pour l’emploi et la formation professionnelle (Onef).
Au plan
législatif, les textes régissant la création, l’organisation, le
fonctionnement et le cadre organique de la Cellule d’appui à l’emploi et à la
formation professionnelle des diplômés et ceux formés en langue arabe, mise en
place depuis 2016, ont été adoptés cette année.
Revenant sur les difficultés liées à la création d’emploi,
le ministre de l’Entreprenariat national, de l’Emploi et de la Formation
professionnelle a fait savoir que l’État ne peut employer que 12 à 13% des 200
à 300.000 jeunes qui arrivent chaque année sur le marché du travail.
En la
matière, expliquera-t-il, «notre travail, c’est de dire comment faire pour
reconvertir ceux qui peuvent l’être, qu’est-ce qu’on peut faire pour que ceux
qui sont dans les zones rurales puissent y rester et travailler».
Selon
l’invité du jour, le diagnostic fait état d’une inadéquation entre besoins du
marché et la majorité des formations dispensées qui sont essentiellement littéraire.
Avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique,
il a été convenu de travailler à la reconversion des étudiants sortant des
grandes Universités, a dit Bakary Doumbia.
Il a déploré le fait que les jeunes
sont réticents à s’engager dans l’agriculture qui, à son avis, est le secteur
qui offre d’énormes potentialités d’emplois.
Le chef du département en charge
de l’emploi juge nécessaire de travailler sur cette perception en collaboration
avec le département de l’Agriculture pour avoir une convergence de politique
agricole, d’emploi, de formation professionnelle et d’éducation pour booster
l’emploi en milieu rural.
S’agissant des perspectives, le ministre Bakary Doumbia
entend faire du programme «Développement des compétences de la diaspora pour
l’emploi» qui verra bientôt le jour, un vecteur de création d’emplois en
amenant les Maliens établis à l’extérieur à apporter davantage leurs appuis à
la formation professionnelle au niveau des Centres de formation
professionnelle.
Il souhaite également s’appuyer sur le renforcement du
partenariat public-privé et l’amélioration des dispositifs de formation
professionnelle…
Babba COULIBALY
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