Hier, dans la matinée, 53 millimètres de pluie se sont abattus sur le District de Bamako. Une première du genre cette année, qui a causé des inondations dans plusieurs quartiers et services administratifs de la capitale. Sur la rive gauche, de la Direction nationale de la géologie au Quartier du Fleuve, en passant par l’école fondamentale de Médina Coura, de nombreux endroits ont été inondés.
Au Quartier du Fleuve, Amadou Salamanta, employé d’un cybercafé, estime que, même si la pluie de ce matin n’a pas causé de dégâts matériels majeurs, elle constitue un avertissement pour inciter la population à prendre des précautions. «L’année dernière, les inondations nous ont causé beaucoup de dégâts. L’eau a envahi nos bureaux et détruit du matériel ainsi que plusieurs documents», se souvient-il. Il appelle les autorités à curer le plus tôt possible les caniveaux afin de faciliter l’évacuation rapide des eaux de pluie.
Yaya Diarra, employé dans un bureau de change d’argent au Quartier du Fleuve, affirme que cette pluie a surpris tout le monde, causant des dégâts matériels. «L’eau est rentrée dans notre bureau. Nos papiers n’étaient pas encore bien rangés, car c’est généralement pendant l’hivernage que nous prenons des dispositions pour les protéger», explique-t-il.
Une rue principale du grand marché de Bamako submergée par les eaux pluviales
Pour mieux comprendre ce phénomène météorologique inattendu, nous avons interrogé Amadou Diakité, chef du service prévisions à l’Agence nationale de la météorologie (Mali-Météo). Le spécialiste confirme que de telles quantités de pluie en avril sont rares. «C’est inhabituel, mais pas étonnant en cette période de changement climatique», précise-t-il.
Selon le spécialiste, la hausse des températures au sol, à la surface de la mer et la fonte des glaciers, favorisent l’apparition de phénomènes météorologiques extrêmes. «Il faudra s’attendre cette année à de fortes pluies comme l’année dernière, à des risques élevés d’inondations avec un début précoce et une fin tardive de la saison des pluies.
L’année sera humide, avec beaucoup d’eau dans les cours d’eau et les bassins», prévient-il. Ce type de pluie, souligne Amadou Diakité, est un signal d’alerte pour les autorités, les services météo et la population. «Le changement climatique est une réalité. Il ne faut pas attendre juin pour se préparer aux phénomènes extrêmes comme les inondations. Cette année, les risques sont très élevés», avertit-il. Il invite la population à commencer dès maintenant à prendre des mesures de prévention, notamment en évitant de jeter des ordures dans les caniveaux.
Amadou Diakité rappelle aussi l’importance de changer nos modes de vie face au changement climatique. «L’énergie fossile ne doit plus être dominante. Nous devons privilégier les énergies renouvelables, moins nocives pour nous et pour la planète. Car, l’accumulation de gaz à effet de serre dans l’atmosphère favorise la hausse des températures et l’apparition de phénomènes extrêmes», conseille-t-il.
Pour rappel, vendredi dernier, Mali-Météo et le Centre régional Agrhymet ont organisé à Bamako un forum de prévision saisonnière. L’objectif était d’informer les autorités, les médias et le public sur les caractéristiques de la saison des pluies 2025. Selon les conclusions du forum, cette année sera marquée par un début précoce et une fin tardive des pluies, ainsi que par des risques élevés d’inondations.
Makan SISSOKO
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