Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo et les autorités régionales visitent les installations de l’Huicoma
La remise sur pied de
l’Huilerie cotonnière du Mali (Huicoma) à Koulikoro se dessine. Dans cette
perspective, le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo,
a visité hier les installations de cette usine à l’arrêt depuis 2010. Il était
accompagné de son staff technique et du président directeur général de
l’Huicoma, Aliou Tomota.
Guidée par le
promoteur et les cadres techniques, la délégation ministérielle a fait un tour
d’horizon de l’unité afin de mieux apprécier l’état des différentes
installations.
Selon Aliou Tomota,
cette visite du ministre est un signal fort des autorités de la Transition dans
le cadre de la relance industrielle du pays. «Ce déplacement d’un ministre,
nous l’avons attendu depuis presque 13 ans. Huicoma est une santé publique.
Autant que Koulikoro sera heureux d’accueillir une usine qui marche, autant
tous les consommateurs vont manger l’huile tranquillement. Il faut une volonté
politique pour que l’Huicoma soit remis en marche. Et nous croyons aux
autorités de la Transition», a déclaré le promoteur de l’unité industrielle,
visiblement heureux.
«Cette visite de
terrain s’inscrit dans un schéma de réhabilitation de l’Huicoma, qui se
déroulera dans les prochains jours», selon visiteur du jour. Elle n’est donc
qu’une première étape pour donner corps et vie à l’économie locale de
Koulikoro, conformation aux recommandations des Assises nationales de la
refondation. Après cette visite, a annoncé le ministre Moussa Alassane Diallo,
une «étude sera engagée très rapidement pour évaluer l’état de l’outil
industriel de l’usine et un Plan de relance sera mis en place pour voir les
symbioses à mettre en articulation entre le gouvernement, le promoteur et les
autorités locales».
Cela, afin de conjuguer les efforts et réflexions pour la
réhabilitation de l’Huicoma. «Tout ce qui concerne l’Huicoma concerne la paix
et la sécurité à Koulikoro, compte tenu du nombre de familles qui travaillent
dans cette usine. C’est pourquoi, le chef de l’État a inscrit la problématique
de l’Huicoma dans les préoccupations du gouvernement», a expliqué Moussa
Alassane Diallo.
Aussi, le ministre
a-t-il souligné que la situation pluviométrique et climatique influence
fortement les stratégies commerciales de nos entreprises industrielles et
conditionne largement la production et la productivité. «L’une des
problématiques qui est posée dans le schéma de réhabilitation de l’Huicoma,
c’est la problématique des matières premières.
Les projections que nous avons
effectuées au niveau du département, laissent croire que dans les dix
prochaines années, la CMDT ne produira pas assez de graines de coton pour
couvrir le besoin en matière première des huileries du Mali», a déploré le chef
du département. Et d’estimer qu’il est nécessaire, face à cette pénurie,
d’engager une réflexion avec les promoteurs dans le but d’amener les huileries
à diversifier leurs sources d’approvisionnement en matières premières par la
promotion des cultures alternatives comme l’arachide et le tournesol.
« La
matière est une contrainte, parce qu’il n’y a pas suffisamment de graines de
coton. Il faut aller au-delà de ce handicap pour prévoir l’avenir avec la
promotion des cultures alternatives et des cultures de diversification. Si cela
est fait, il y a des belles perspectives pour nous de réhabiliter l’Huicoma qui
va jouer un rôle à la fois sur l’économie locale et nationale», a analysé
Moussa Alassane Diallo.
Poursuivant, le
patron de l’Industrie a fait savoir que cette problématique doit être abordée
avec responsabilité, courage et détermination. «Nous ne pouvons pas rester sur
des schémas où la matière première peut être un handicap et facteur limitant.
On ne peut pas investir des milliards dans une usine et dire que l’usine
s’arrête après deux ou trois mois de fonctionnement pour faute de matière
première. Ça, c’est une aberration», a-t-il dit.
L’Huicoma est une référence et un symbole pour le Mali. Ses produits étaient reconnus à travers le monde. Le ministre de l’Industrie et du Commerce a assuré que tout sera mis en œuvre pour que ce symbole revienne, afin de redonner plus de vitalité à l’économie dans la localité de Koulikoro.
Babba COULIBALY
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