Ainsi,
s’exprimait hier l’ambassadeur de l’Union européenne (UE). Bart Ouvry et ses
collègues diplomates de l’UE notamment l’ambassadrice de Suède, Kristina
Kühnel, des représentants des ambassades d’Allemagne, de France, des Pays-Bas,
du Luxembourg et du Danemark, visitaient le Centre de recherche de l’Institut
international de recherche sur les cultures des zones tropicales semi-arides
(Icrisat) sis à Samanko.
À son arrivée, la délégation a suivi une présentation du
Centre par le directeur de l’Icrisat, Ramadjita Tabo. S’en est suivie une
exposition du produit «Smart Food», un projet initié par Icrisat et ses
partenaires en vue de promouvoir une alimentation saine, équilibrée et
intelligente à travers une production et un développement des chaînes de valeur
des cultures riches en nutriments.
La délégation s’est ensuite rendue au laboratoire de
pathologie végétale, un laboratoire de pointe pour le test et la gestion
intégrée de l’aflatoxine, puis au centre de traitement des semences. Avant de
visiter une exposition des semences de Brachiaria, des vaccins de l’Institut
international de recherche sur l’élevage (ILRI) ainsi que les technologies de
l’Institut d’agriculture tropicale (IITA).
L’ambassadeur et sa délégation ont
aussi visité le site du jardin hors sol, les infrastructures de réfrigération
et de conservation des légumes ainsi que les chambres froides pour le stockage
des semences maraîchères et une exposition de semences Worldveg, avant de se
rendre sur une pépinière des essences agro forestières du Centre pour la
recherche forestière internationale (CIFOR) et le Centre international pour la
recherche en agroforesterie (ICRAF).
Au cours de cette visite, les experts du Centre de recherche
ont fait des démonstrations et des expérimentations pour permettre aux
visiteurs de prendre connaissance des efforts abattus par ce centre régional et
ses instituts (Cifor-Icraf, Worldveg, ILRI, IITA) dans le cadre de la
recherche.
Selon l’ambassadeur, ce Centre peut offrir des solutions aux
agriculteurs, aux maraîchères et même aux citoyens possédant un petit jardin
pour produire des légumes. Bart Ouvry a ajouté qu’il importe pour l’Union
européenne et ses États membres, dans le cadre de la coopération, d’accompagner
les citoyens maliens dans la recherche de solutions.
Au Sahel, plus de 30
millions de personnes ont un problème d’accès à la sécurité alimentaire. Ainsi,
l’Union européenne a financé des projets dans le domaine de la recherche
agricole pour le développement. Au nombre de ces projets figure «APSAN-Mali»,
un projet pour améliorer la productivité des cultures et la résilience au
changement du climat pour la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Mali.
Le diplomate a salué les efforts des instituts de recherche
quant à l’impact de leurs partenariats dans le domaine de la recherche agricole
pour le développement aux côtés des Maliens. Il a réaffirmé le soutien de l’UE
en faveur de l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi
que des revenus des petits exploitants agricoles.
Le directeur de
l’Icrisat pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a exprimé sa gratitude de
recevoir une si importante délégation. Ramadjita Tabo d’indiquer que cette
visite est une source de motivation pour travailler davantage à trouver des
solutions aux contraintes des producteurs en Afrique de l’Ouest et du Centre en
général et du Mali en particulier.
En termes de recherche, selon lui, la grande difficulté à laquelle le Centre est confronté est le manque d’accompagnement des gouvernants pour aider les petits producteurs à accéder aux technologies. Alors que la mission du Centre de recherche consiste à contribuer au rehaussement des capacités de 600 millions de personnes, à surmonter la faim, la pauvreté et la dégradation de l’environnement grâce à la pratique d’une agriculture toujours plus efficace et résiliente au changement climatique.
Anne Marie KEITA
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