Ce bilan ressort des travaux de la 32è session ordinaire du conseil d’administration de l’Institut, tenue hier dans ses locaux
Au cours de l’année 2025, l’Institut a réalisé 45 rapports de recherche stratégique et appliquée, dont 31 portant sur les productions végétales, 10 sur les productions et la santé animale, les ressources forestières, halieutiques et fauniques, ainsi que 4 rapports sur les systèmes de production et la gestion des ressources naturelles.
Ce bilan ressort des travaux de la 32ᵉ session ordinaire du conseil d’administration de l’Institut, tenue hier dans ses locaux. La cérémonie d’ouverture était présidée par le ministre de l’Agriculture, Daniel Siméon Kelema, en présence du directeur général de l’IER, Dr Kalifa Traoré, ainsi que des membres du conseil d’administration, dont des représentants de la société civile agricole.
Sur un budget prévisionnel de 8,516 milliards de Fcfa, l’IER a mobilisé un montant total de 6,910 milliards de Fcfa, soit un taux global de mobilisation de 81,14 %, et exécuté 6,872 milliards de Fcfa, correspondant à un taux d’exécution de 80,70 %. Toutefois, le retrait de partenaires financiers a entraîné une diminution de 28,35 % du budget 2026, ce qui impactera significativement les activités de recherche au cours de l’année à venir.
À l’entame de son intervention, le ministre de l’Agriculture a souligné que l’un des principaux défis du Mali demeure l’atteinte d’une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable pour l’ensemble de la population, dont les exigences diététiques ne cessent de croître. Pour relever ce défi, Daniel Siméon Kelema a indiqué que le pays a besoin d’une agriculture performante, fondée sur des technologies issues de la recherche agricole.
Selon lui, les activités de recherche de l’IER s’inscrivent pleinement dans cette dynamique, en contribuant au renforcement de la résilience des exploitations agricoles à travers l’adoption de technologies climato-intelligentes, tout en favorisant la modernisation de l’agriculture le long des différentes chaînes de valeur des filières agricoles.
En rappel, Daniel Siméon Kelema a précisé que l’amélioration de la production et de la productivité agricoles a été abordée à travers des recherches sur des espèces animales et végétales plus performantes et mieux adaptées, ainsi que sur la mécanisation et la transformation des produits agricoles dans un environnement durable. Il a par ailleurs insisté sur l’importance des recherches liées à l’adaptation des pratiques agricoles aux effets néfastes du changement climatique et à l’atténuation des émissions de gaz à effet de serre.
En outre, pour appuyer la mise à l’échelle des technologies, l’IER a renforcé les dispositifs de recherche participative à travers la promotion des approches Champs-Écoles et des plateformes d’innovation technologique, dans le cadre de plusieurs projets d’envergure nationale. Ces technologies concernent notamment les aspects variétaux, phytosanitaires, agronomiques et forestiers, la productivité animale, la conservation des eaux et des sols, la restauration des terres dégradées, la biodiversité, ainsi que la transformation des produits agricoles.
Après avoir constaté la «bonne exécution des activités planifiées», le ministre a félicité les chercheurs pour les sacrifices consentis et les résultats obtenus, en dépit des difficultés conjoncturelles. Il a toutefois souligné que le renouvellement du personnel de recherche constitue aujourd’hui un défi majeur à relever pour concrétiser l’ambition des autorités de faire du Mali une puissance agricole et un pôle de référence en recherche agronomique.
Face au faible niveau de financement de la recherche agricole, le ministre a invité l’IER à proposer des pistes de collaboration avec le secteur privé, qui peut jouer un rôle déterminant dans la mobilisation de ressources financières. Grâce à la persévérance et à l’esprit d’innovation de ses chercheurs, l’IER demeure compétitif sur le marché des financements extérieurs.
À cet effet, Daniel Siméon Kelema a cité, entre autres, le lancement du Programme régional de cartographie de la fertilité des sols en Afrique de l’Ouest, financé par la Banque islamique de développement (BID) et couvrant six pays; le démarrage imminent du projet « Appui à l’adoption et à la vulgarisation des technologies d’agriculture climato-intelligente au Mali», ainsi que le projet «Renforcement des capacités des acteurs nationaux sur l’évaluation des émissions et de l’impact des gaz à effet de serre dans le cadre de la riziculture : cas du SRI».
Makan SISSOKO
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