«Toute activité qui n’est pas ancrée dans
la culture peut poser problème», déclare le sociologue. Pour lui, la
fréquentation d’un hôtel est un acte purement culturel. Selon lui, un hôtel
renvoie dans l’inconscience de nos compatriotes l’image de l’individualisme
alors que notre société reste sous l’influence du vivre ensemble, caractérisé
par le l’esprit de partage. Ce qui représente une première barrière.
Sur le plan socioculturel et historique, l’hôtel est
un mode d’hébergement hérité de la colonisation. C’est contraire à notre
culture communautaire qui fait appel à une vie collective. Et la plupart des
Maliens n’ont toujours pas encore intégrer cette façon de vivre lors d’un
déplacement à l’intérieur du pays par exemple parce que partout où ils vont,
ils retrouvent de la famille proche ou d’autres parents voire des amis pour
leur accorder gîte et couvert.
Il y a également les préjuges sur l’hôtel comme un
lieu malsain, favorable à la prostitution, aux délits, à la drogue ou à
l’alcool. Pour ceux qui partagent ces préjugés, l’hôtel est le symbole du
libertinage. Sur le plan économique, la nuitée même d’un petit
hôtel n’est pas abordable pour le Malien lambda. Tous les services y sont
facturés contrairement à la vie en communauté où l’étranger est bien accueilli
à zéro franc.
Politiquement, la refondation engagée par notre pays invite les Maliens à un retour à la source, c’est-à-dire aux fondamentaux, comme le renforcement des liens sociaux. Il y a l’insécurité qui crée la méfiance vis-à-vis des hôtels et restaurants. Tous ces facteurs conjugués font que les promoteurs d’hôtels et de restaurants ne se frottent pas les mains comme ils l’auraient souhaité.
Amadou SOW
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