Cheick Fantamady Keïta est le nouveau président de la Fédération nationale des producteurs d’huile et d’aliment bétail du Mali (Fenaphab). Il a été élu par vote à l’issue du 6è congrès ordinaire de la Fédération, tenu de samedi à dimanche dernier dans un hôtel de Bamako. Il dirige désormais un bureau de 38 membres pour un mandat de 3 ans. Ce congrès statutaire qui a regroupé plus d’une centaine d’industriels venus de l’intérieur du pays, a enregistré la présence du président sortant de la Fenaphab, Mouctar Goïta, des membres de son bureau, ainsi que les partenaires techniques et financiers de la Fédération.
Cette assemblée est convoquée chaque 3 ans pour faire le bilan à mi-parcours des activités, renouveler les instances, changer les textes et élire un nouveau bureau. Durant les deux jours de travaux, les participants ont modifié les textes de l’organisation, fait de nouvelles recommandations et étudié les difficultés des d’huileries.
Le choix du thème central de
cette assemblée, «La diversification des matières premières», est justifié par
le secrétaire général de la Fédération par l’insuffisance de production de
graine de coton au Mali, matière indispensable pour les usines. «On nous donne
seulement 350.000 tonnes pour 115 unités. Ce nombre est insignifiant. Il y a
des unités qui ne tournent que pendant 2 mois dans l’année. Nous sommes en
train de voir avec l’État pour lancer un programme de diversification, et
essayer de voir d’autres graines comme celles de l’arachide, du soja et du
sésame.
Le Brésil étant un pays producteur de soja, nous sommes en train de
faire venir des experts de ce pays avec leurs technologies pour qu’on puisse
cultiver le soja au Mali et le transformer», a déclaré Boubacar Sidiki Diabaté.
Pour lui, aujourd’hui, les difficultés majeures de sa Fédération sont le
problème d’électricité qui impact les usines, l’exonération de la Taxe sur la
valeur ajoutée (TVA) par l’État du Mali, et des milliards de Fcfa en souffrance
au niveau des fournisseurs.
Interrogé, le chef de service vente à la Compagnie malienne pour le développement des Textiles (CMDT), Frédéric émmanuel Keïta, a expliqué que sa compagnie vend environ 350.000 tonnes de graine de coton aux huileries. «À part la semence que nous prélevons, tout le reste de la production est destiné aux huileries installées au Mali. C’est un partenariat très solide qui nous unit. Ce sont les recettes de la vente de la graine de coton en général qui nous permet de démarrer nos campagnes de commercialisation», a-t-il déclaré.
Avant d’admettre que la quantité de graine de coton que sa Compagnie fournit aux huileries, est insuffisante au regard de la demande. «Nous prônons également la diversification des produits pour que ces huileries puissent avoir de quoi faire tourner les usines afin de rattraper le manque à gagner», a-t-il conclu.
La Fenaphab a été créée en juin 2019 à Koutiala. Elle regroupe 115 huileries qui sont implantées dans les villes de Kati, Bamako, Fana, Ségou, San, Mopti, Koutiala, Sikasso, Bougouni, Sanankoroba, Dioïla et Kadiolo. Le président de la Fédération avait démissionné le 19 janvier 2023 suite à une crise profonde autour du partage des 10% de graine attribués à certains industriels. Après sa démission, un bureau de transition a été mis en place. Ce bureau dirigé par Mouctar Goïta pour un délai d’une année, avait pour mission principale de rencontrer les autorités par rapport aux difficultés des huileries.
Le congrès a donc été l’occasion de présenter le rapport d’activités du bureau de transition, d’adopter les rapports et les textes et relire les statuts et règlements de la Fédération. Le nouveau bureau, selon son président, s’attèlera à mettre les usines dans leurs droits par rapport à la gestion des 10% de coton graine promis par l’État aux industriels.
Makan SISSOKO
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